Satisfecit de la Cour des comptes pour les G8-G20 de 2011

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SATISFECIT DE LA COUR DES COMPTES POUR L'ORGANISATION EN 2011 DU G20
SATISFECIT DE LA COUR DES COMPTES POUR L'ORGANISATION EN 2011 DU G20

PARIS (Reuters) - La Cour des comptes a délivré un satisfecit à l'organisation en 2011 des sommets du G8 à Deauville et du G20 à Cannes qui, même s'ils n'ont pas coûté dix fois moins que ceux organisés un an plus tôt au Canada comme l'avait promis Nicolas Sarkozy, n'ont pas donné lieu à des dérapages budgétaires.

Dans un référé publié mardi, elle note cependant, dans l'optique de la conférence sur le climat que la France accueillera en 2015, que l'organisation budgétaire et comptable de ces grandes manifestations est "encore perfectible".

La Cour souligne que le programme de dépenses prévu pour les préparatifs et la tenue des sommets de Deauville et Cannes - 80 millions d'euros de ressources budgétaires complétés par 5,2 millions de fonds de concours, auxquels se sont ajoutés 2,2 millions issus de mécénat d'entreprises - a été respecté.

"En décembre 2012, le programme a consommé un montant total de crédits de 79,3 millions d'euros, ce qui a permis de restituer 5,8 millions d'euros de crédits.", écrit-elle.

Au-delà de l'enveloppe budgétaire programmée, la Cour des comptes estime que le coût total des présidences françaises du G8 et du G20, en incluant les frais de personnel, l'utilisation des centres de conférence parisiens de Bercy et de la rue de la Convention pour les réunions ministérielles, et surtout le déploiement des forces de l'ordre, "peut être évalué dans une fourchette allant de 107 à 122 millions d'euros".

Cette fourchette tient aux incertitudes sur le coût réel de la sécurité, qui a mobilisé de 13.000 à 14.000 personnes pendant une semaine pour chacun des deux sommets. La Cour l'a estimé entre 20 et 35 millions d'euros.

LE CHOIX DE DEAUVILLE CRITIQUÉ

Répondant à la Cour des comptes, le ministère des Affaires étrangères a contesté l'existence de tels coûts en faisant valoir que les équipes de préparation ont été constituées par "redéploiement interministériel" et qu'il a été fait appel, pour les services de sécurité, "aux ressources existantes".

En pleine polémique sur les coûts, alors estimés à 1,1 milliard de dollars canadiens, des réunions du G8 et du G20 de Muskoka et Toronto, en juin 2010, Nicolas Sarkozy avait promis que les sommets français de 2011 coûteraient dix fois moins.

Les dépenses totales des manifestations canadiennes ont été depuis revues en baisse à près de 860 millions de dollars canadiens (environ 570 millions d'euros).

S'agissant des sommets français, les choses se sont mieux passées à Cannes pour le G20, dont le coût (25,8 millions) a été inférieur au budget prévu (27,3 millions), que cinq mois plus tôt à Deauville pour le G8 (31,3 millions contre 20 millions budgétisés initialement).

Pour Deauville, la Cour des comptes estime que les besoins du sommet du G8 ont été surévalués, avec pour conséquence un "surdimensionnement" des installations, et que de nombreux devis n'ont été validés qu'après les travaux.

Et surtout, elle critique le choix d'organiser le sommet du G8 dans la station balnéaire normande "eu égard à ses caractéristiques en termes de capacités d'accueil, d'absence de site unique et de la faiblesse des conditions de transport."

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • M3182284 le mardi 4 fév 2014 à 19:58

    C'est bon, la cour des comptes aura son budget renouvellé et augmenté....

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