Satisfait, le maire de Sevran cesse sa grève de la faim

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STÉPHANE GATIGNON, LE MAIRE ÉCOLOGISTE DE SEVRAN, CESSE SA GRÈVE DE LA FAIM
STÉPHANE GATIGNON, LE MAIRE ÉCOLOGISTE DE SEVRAN, CESSE SA GRÈVE DE LA FAIM

PARIS (Reuters) - Stéphane Gatignon, le maire écologiste de Sevran (Seine-Saint-Denis), a cessé jeudi une grève de la faim entamée vendredi dernier devant l'Assemblée nationale afin d'obtenir davantage de crédits - cinq millions d'euros - pour sa commune endettée.

Il a précisé, devant la tente qu'il avait installée sur une place, s'être entendu avec le gouvernement sur un compromis.

"Il y a eu un vrai effort en faveur des dotations ciblant les villes les plus fragiles, ce qui permet à Sevran d'avoir les moyens d'obtenir les prêts bancaires et d'avancer", a-t-il déclaré, amaigri et visiblement fatigué.

"Il y a eu une écoute. Je regrette d'en être arrivé là mais ça a été nécessaire", a poursuivi l'élu Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui a dit reprendre progressivement son alimentation. "Aujourd'hui, un peu de bouillon puis des soupes et remanger à nouveau petit à petit".

L'élu, qui a été reçu mercredi à Matignon, a précisé jeudi dans un communiqué avoir accepté des propositions de l'exécutif.

Le gouvernement a décidé de dédier l'augmentation de la dotation de solidarité urbaine (DSU) de 120 millions d'euros prioritairement aux villes les plus pauvres, explique-t-il.

Sevran, qui fait partie de ces communes, verra donc son budget 2013, et les suivants, "crédité d'une dotation budgétaire structurelle qui lui permettra de faire face à ses engagements et à ses indispensables projets", ajoute-t-il.

Le montant de cette dotation reste à définir, mais il se situera "aux alentours de cinq millions d'euros par an", précise encore Stéphane Gatignon.

L'élu participera à la mission conduite par le député PS François Pupponi sur la péréquation financière entre communes riches et pauvres dont les travaux débuteront vendredi prochain.

L'Assemblée a adopté mardi, dans le cadre des crédits 2013 pour les collectivités territoriales, un amendement du gouvernement qui augmente de 50%, en la portant à 75 millions d'euros, la dotation de développement urbain dont bénéficient les 100 communes de plus de 5.000 habitants les plus pauvres.

Plusieurs ministres comme celui de l'Intérieur, Manuel Valls, et celle du Logement, Cécile Duflot, et des dirigeants politiques comme Bruno Le Roux, président du groupe PS de l'Assemblée, et son homologue écologiste du Sénat, Vincent Placé, étaient venus rendre visite au gréviste de la faim.

Mais des et le ministre de la Ville, François Lamy, ont jugé que la méthode utilisée n'était "pas la bonne".

Emile Picy, édité par Gérard Bon et Gilles Trequesser

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