Satellites électriques: la contre-offensive des Européens prend forme

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Satellites électriques: la contre-offensive des Européens prend forme
Satellites électriques: la contre-offensive des Européens prend forme

La contre-offensive des Européens dans le domaine des satellites à propulsion électrique prend forme avec l'annonce de deux lancements prochains, qui confirment l'intérêt des groupes de télécommunications et de télévision pour cette technologie.Eutelsat, Airbus Defence and Space et Arianespace ont signé cette semaine à l'occasion de la World Satellite Business Week le contrat de lancement du "premier satellite européen à utiliser la propulsion électrique", E172B, au premier semestre 2017.L'enjeu touche tous les acteurs de la compétition spatiale, fabricants, opérateurs et lanceurs de satellites, puisque le principal avantage de la propulsion électrique est de réduire les coûts grâce à l'énorme gain de poids qu'elle engendre, par rapport aux systèmes classiques de propulsion chimique. E172B pèsera ainsi 3,5 tonnes, alors qu'il équivaut à un satellite classique de 5 à 6 tonnes.Il s'agit du deuxième satellite tout électrique vendu par Airbus Defence and Space au cours des dernières semaines. En juillet dernier, l'opérateur luxembourgeois SES avait passé commande pour un "gros" satellite électrique, SES-12, dont le lancement est également prévu dans trois ans.Annoncée de longue date, l'arrivée des satellites tout électriques tardait à se concrétiser jusqu'à ce que l'Américain Boeing annonce en 2012 avoir décroché ses quatre premières commandes pour son satellite tout électrique 702SP.Leurs lancements doivent être opérés par SpaceX, la jeune société créée par le milliardaire Elon Musk et devenue en quelques années la concurrente directe la plus sérieuse d'Arianespace sur le segment des lanceurs."C'est un événement significatif à plus d'un titre", explique Rachel Villain, conseiller espace au cabinet Euroconsult, spécialisé dans les secteurs de l'espace, des applications satellite et de la télévision numérique. "Cela change l'économie du secteur, même si on ne va pas ...

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