Sarre-Union : "Ils ne pouvaient pas ne pas savoir"

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François Hollande et le grand rabbin de Strasbourg René Gutman au cimetière juif de Sarre-Union.
François Hollande et le grand rabbin de Strasbourg René Gutman au cimetière juif de Sarre-Union.

Sarre-Union, charmante capitale de l'Alsace bossue. Il est dix heures. Dans la brume et le froid mordant alsaciens, une marche de recueillement réunit les familles des personnes enterrées au cimetière, les représentants de diverses confessions, et les élus locaux venus apporter leur soutien avant la venue du président. Devant les tombes, l'incrédulité et l'incompréhension se mêlent aux larmes. Les mêmes questions se succèdent : "Comment ces jeunes ont-ils procédé ?" "Avaient-ils une masse ? Une pioche ?" "Ont-ils fait ça tout seuls ?" Et surtout, "pouvaient-ils ne pas avoir conscience" que ce cimetière est aussi un mémorial de la Shoah, comme ils l'ont déclaré à la police ? Pas évident de passer à côté des inscriptions en Français et en hébreu indiquant la nature du lieu et le patronyme des déportés. D'autant plus que la profanation a été faite en plein jour et que trois des auteurs présumés sont originaires de Sarre-Union. "On pense tous qu'ils savaient que c'était un cimetière juif", déplore Martine Lambert, rassurée de voir que la tombe de ses parents a été épargnée. Un sentiment partagé par le représentant de la Licra alsacienne : "Ils ne pouvaient pas ne pas savoir." Et la nature n'a pas repris ses droits sur les sépultures. La version des adolescents selon laquelle ils pensaient que le cimetière était abandonné paraît donc peu plausible. AnaphoreSi Roland Ries, le maire de Strasbourg, et certains membres du PS...

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  • M8252219 le mardi 17 fév 2015 à 16:03

    pareil que DSK