Sarkozy veut la présomption de légitime défense pour la police

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Sarkozy veut la présomption de légitime défense pour la police
Sarkozy veut la présomption de légitime défense pour la police

LE RAINCY, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Nicolas Sarkozy a souhaité jeudi la mise en place d'une "présomption de légitime défense" pour les policiers et gendarmes dans l'exercice de leurs fonctions, une proposition déjà faite par la présidente du Front national, Marine Le Pen.

Le président sortant, candidat à un second mandat, a évoqué au début d'un discours au Raincy, en Seine-Saint-Denis, la mise en examen d'un policier pour homicide volontaire à la suite de la mort d'un délinquant.

Il a déploré que cette mise en examen soit intervenue "avant même que l'enquête ait eu lieu" et il a dit comprendre "l'émotion" des collègues du policier, qui ont protesté mercredi soir sur les Champs-Elysées, à Paris.

"Je ne juge pas la justice (...) mais en tant que chef de l'Etat j'ai à défendre l'honneur de fonctionnaires lorsqu'ils sont mis en cause", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Après, que la justice dise le droit et nous nous inclinerons."

"Mais je demande que le droit de la légitime défense évolue dans un sens plus protecteur pour les policiers et pour les gendarmes", a ajouté le président-candidat. "Il doit y avoir une présomption de légitime défense car, dans un Etat de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan le policier dans l'exercice de ses fonctions et le délinquant dans l'exercice de ses fonctions à lui."

Le syndicat policier Alliance a demandé jeudi la mise en place d'une présomption de légitime défense dans la police pour que les forces de l'ordre soient mieux protégées.

Mais c'est aussi une proposition de Marine Le Pen, qui est arrivée en troisième position dimanche dernier au premier tour de l'élection présidentielle avec 17,9% des suffrages, et dont l'électorat constitue la principale réserve de voix du chef de l'Etat sortant pour le second tour.

"Je suis pour la mise en place d'une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, parce qu'il faut que les policiers soient capables, mentalement et moralement, d'être dans leur bon droit lorsqu'ils défendent leur peau face à des criminels", avait-elle déclaré en novembre sur I-Télé.

Au journaliste qui objectait que cela risquait de se solder par des "bavures", elle avait répondu : "Eh bien au risque des bavures. Moi, je préfère compter un mort chez les criminels qu'un mort chez les forces de l'ordre."

Yann Le Guernigou, avec Emmanuel Jarry à Paris, édité par Patrick Vignal

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  • LeRaleur le jeudi 26 avr 2012 à 14:19

    Comme MLP depuis qq temps.

  • M7330333 le jeudi 26 avr 2012 à 14:13

    il a fait quoi pendant 5 ans... il se réveille à quelques jours du second tour, comme c'est étrange!!!!!