Sarkozy, un problème de rétine et d'oreille interne

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La volonté de changement qui porta au pouvoir Nicolas Sarkozy en 2007 semble le pénaliser aujourd'hui.
La volonté de changement qui porta au pouvoir Nicolas Sarkozy en 2007 semble le pénaliser aujourd'hui.

Sarkozy n'est donc plus "Sarko". Imaginez, supporteurs du PSG, Ibrahimovic n'étant plus "Zlatan", eh bien, ça pince pareillement le coeur des militants UMP. Sarkozy n'y arriverait plus, il n'aurait plus le feu sacré et, fait aggravant, à force de clamer sa "détermination", cela rendrait son propos suspect. Il n'aurait plus les réflexes minimums vitaux. Son autorité naturelle ne serait plus aussi naturelle, au point qu'il la surjouerait. Gageons même que la victoire annoncée de l'UMP aux départementales ne sera pas mise à son crédit. Il accorde des interviews, mais on a toujours l'impression de les avoir lues la veille, ou en 2012, ou en 2007, même quand ici ou là apparaît une idée nouvelle. On ne le regarde plus, on le scrute : ses tics, toujours les mêmes, ses cheveux gris aux tempes (ça, c'est nouveau).

Sur la forme, il invente, se renouvelle, essaye, mais, quoi qu'il fasse, on devine la préparation, la stratégie. En ce moment, il est en mode rassemblement : le ton posé, presque mielleux, quand il évoque sa famille politique. On anticipe ses réactions, on connaît la rhétorique, "les tours de passe-passe", comme disent ses rivaux.

Dix ans de saturation des antennes

Au-delà de son bilan, cette absence de "libido", que traduisent les sondages, est le prix de dix ans de saturation des antennes, de milliers de couvertures de magazine (dont celles du Point), de déplacements où l'apparition comptait plus que la proposition. Dans l'oeil...

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  • cvallier le lundi 2 mar 2015 à 16:21

    Pas que d'oreille ou d'yeux ! Cela fait longtemps qu'il pédale dans la choucroute.