Sarkozy taille en pièces "l'identité heureuse" d'Alain Juppé dans son fief de Bordeaux

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Nicolas Sarkozy, le 12 novembre 2016 à Bordeaux ( AFP / GEORGES GOBET )
Nicolas Sarkozy, le 12 novembre 2016 à Bordeaux ( AFP / GEORGES GOBET )

Nicolas Sarkozy s'est une nouvelle fois appliqué samedi à tailler en pièce le concept d'"identité heureuse" porté par Alain Juppé, le favori de la primaire de la droite qu'il est venu défier dans son fief de Bordeaux.

"Remarquez, il y a un progrès dans l'identité heureuse: maintenant, on a le droit d'employer le mot identité", a ironisé l'ancien président devant 2.000 à 3.000 personnes massées dans une salle située en bord de Garonne, là même où M. Juppé avait été sifflé en sa présence en 2014 lors de la campagne pour la présidence de l'UMP (devenue Les républicains).

Cette fois-ci en revanche, M. Sarkozy a stoppé net les premiers sifflets adressés au maire de Bordeaux : "je vous demande de vous souvenir que j'aurai besoin de tout le monde le 27 novembre, quand on aura gagné".

Mais "je ne crois pas à l'identité heureuse quand je vois sur le sol de la République française des jeunes nés, éduqués, élevés en France qui sont moins bien intégrés que leurs grand-parents qui n'étaient pas Français et n'ont pas été éduqués en France".

"Identité heureuse, quand je vois l'Afrique qui va doubler de population en trente ans et la France et l'Europe qu'on veut culpabiliser de façon scandaleuse alors que ce sont le pays et le continent le plus ouvert du monde ? (...) Identité heureuse ? 238 morts lâchement assassinés par des barbares sanguinaires sur le sol de la République française ?"

L'ancien président a également une nouvelle fois brocardé les "accommodements raisonnables" avec l'islam, expression une fois employée par Alain Juppé.

"Ce n'est pas un débat médiocre" mais un "débat entre une alternance forte ou alternance immobile". Car s'il ne "partage en rien" les idées de Marine Le Pen, "la colère du peuple doit être entendue. Je déteste le mot populisme. la démocratie c'est le vote populaire et notre devoir c'est de le respecter", a lancé M. Sarkozy, quatre jours après l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche.

L'ancien président a en revanche laissé la salle conspuer François Bayrou, allié du maire de Bordeaux. "Je n'ai aucun compte à régler avec qui que ce soit et certainement pas d'ailleurs avec quelqu'un qui a été trois fois candidat à la présidentielle sans jamais être capable d'être qualifié pour le second tour". Mais "Alain Juppé fait une erreur en faisant un pacte avec Bayrou", alliance "qui n'a servi qu'à une chose, sauver le maire de Pau avec nos voix pendant qu'il nous trahissait à Paris"

Il n'a pas non plus épargné François Hollande qui "n'aime que lui", brocardant une France "malade du nivellement, de l’égalitarisme, de la jalousie".

"Bordelaise et Sarkozyste, ça existe", affichait fièrement, sur une pancarte, une militante à l'entrée de la salle, à deux semaines du premier tour de la primaire.

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  • M1461628 il y a 3 semaines

    AJ pour 2017!!

  • M1461628 il y a 3 semaines

    Selon France 2, le nom de Franck Attal apparaît à 34 reprises dans les déclarations de Nicolas Sarkozy devant les policiers qui l'ont interrogé pendant sa garde-à-vue. Mais à chaque fois, l'ancien président évoque Franck Attal pour affirmer qu'il ne le connaît pas, et l'accuser de "mensonges". Problème: Sarkozy ne peut ignorer qui est Franck Attal. Sur plusieurs images d'archives exhumées par France 2, on voit Nicolas Sarkozy monter sur scène lors de ses meetings, guidé par... Franck Attal

  • M1461628 il y a 3 semaines

    Ainsi, les enquêteurs ont obtenu pas moins de sept témoignages qui accréditent l’hypothèse du versement de fonds par Mouammar Kadhafi à l’équipe de Nicolas Sarkozy, appuyés par le carnet accusateur d’un ancien ministre libyen du pétrole.

  • M1461628 il y a 3 semaines

    Le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a de nouveau été mis en examen début octobre pour des soupçons de dissimulation de son patrimoine au fisc, via des sociétés à l'étranger, a appris l'AFP jeudi de sources proches du dossier.Le 5 octobre, les juges d'instruction qui enquêtent sur son patrimoine l'ont mis en examen notamment pour blanchiment de corruption et de fraude fiscale aggravée "par le caractère habituel", a indiqué à l'AFP l'une des sources.

  • 2010jpge il y a 3 semaines

    ça sent les dernières cartouches ; elles sont mouillées elles ne péteront pas !!! range ton fusil !!

  • cavalair il y a 3 semaines

    M89. Ils ont tous des casseroles au Q, au moins avec Trump, il a une certaine viriginite politique... enfin j'ai bien precise politique

  • cavalair il y a 3 semaines

    entre un ancien jamais ancien bagnard et un futur bagnard je choisis le futur car ce n'est jamais sur qu'il soit condamne

  • M898407 il y a 3 semaines

    Au lieu de vociférer dans le vide, alors qu'il a montré son incapacité à agir de façon efficace, il ferait mieux de revoir son entourage car on n'en peut plus de le voir aduler des personnages aussi sulfureux que les Balkany, Estrosi et autres Ciotti....

  • frk987 il y a 3 semaines

    Difficile de lui donner tort !!!!!