Sarkozy se veut le candidat de la France des travailleurs

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    MARCQ-EN-BAROEUL, 21 septembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a 
placé le travail au cœur de son discours mercredi soir à 
Marcq-en-Baroeul, près de Lille, en se présentant comme le 
porte-parole de "la France silencieuse qui souffre". 
    L'ancien chef de l'Etat, candidat à la primaire de la droite 
et du centre pour la présidentielle de 2017, a promis lors d'un 
meeting une alternance "visible et immédiate pour tous" s'il 
accédait de nouveau à l'Elysée.  
   "Pour tous ces Français qui ont souffert cinq années, je veux 
être le candidat de la France des travailleurs. Le mot travail 
est le symbole de l'émancipation. Je veux être le candidat des 
ouvriers, des employés, des classes moyennes", a-t-il dit. 
   "Ca suffit de mépriser le travail, de crouler sous les 
normes, les règles, les règlementations, ça suffit de voir que 
ceux qui ne font pas d'effort peuvent gagner autant que ceux qui 
en font", a-t-il scandé. 
    Nicolas Sarkozy déroulé les mesures qui seraient mises en 
place "dès l'été 2017". 
    "Nous baisserons l'impôt sur le revenu de tous les Français 
de 10%, nous baisserons de 34 milliards les charges qui pèsent 
sur le travail peu qualifié", a-t-il dit. 
    L'ancien chef de l'Etat a aussi évoqué l'élargissement du 
service minimum en cas de grève, le retour des heures 
supplémentaires défiscalisées, la fin des charges sociales sur 
les emplois à domicile, l'exonération des successions en lignes 
directes jusqu'à 400.000 euros par enfant, et une baisse de la 
fiscalité sur l'épargne. 
    "Je prends la décision irrévocable de supprimer 
immédiatement l'impôt sur la fortune", a promis le candidat sous 
les applaudissements de son public. 
     L'ancien président a enfin affirmé vouloir "l'égalité 
exacte entre le privé et le public au départ à la retraite", 
ainsi que la dégressivité des allocations chômage et la 
suppression des allocations chômage au deuxième refus d'emploi. 
    En fin de meeting, une poignée de manifestants ont 
interrompu brièvement Nicolas Sarkozy, scandant "Sarkozy, vient 
chercher Ali" en brandissant un drapeau du Gabon et en obligeant 
le candidat aux primaires de la droite à s'interrompre. 
    Les manifestants protestaient contre la réélection 
controversée d'Ali Bongo. 
    Alors que les manifestants étaient raccompagnés vers la 
sortie de la salle par le service d'ordre, Nicolas Sarkozy a 
lancé: "Ici c'est la France, c'est pas le Gabon, si vous voulez 
aller au Gabon retournez-y !". 
 
 (Pierre Savary, édité par Gérard Bon) 
 
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