Sarkozy se défend d'être "très droitier"

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SARKOZY SE DÉFEND DE VÉHICULER DES IDÉES TRÈS À DROITE
SARKOZY SE DÉFEND DE VÉHICULER DES IDÉES TRÈS À DROITE

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, se défend de véhiculer des idées très à droite, que certains jugent proches de celles du Front national, en vue de l'élection présidentielle de 2017 en France.

A une semaine du premier tour de la primaire de la droite et du centre, le 20 novembre, l'ancien président déclare dans un entretien paru samedi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France qu'il croit en ses chances d'être désigné candidat à la course à l'Elysée.

"Je n'accepte pas qu'on dise que je suis très droitier. Rien ne permet de dire cela quand on voit que je suis attaqué matin, midi et soir par (la présidente du Front national-NDLR) Mme Le Pen. Je suis sa cible prioritaire", déclare Nicolas Sarkozy.

"Je ne vois pas, par exemple, en quoi le rétablissement des heures supplémentaires que je propose est une idée très droitière. Lorsque je dis que je ne veux pas de burkini sur les plages de France, ce n'est pas être droitier, c'est défendre l'égalité hommes-femmes", ajoute l'ancien président (2007-2012).

Selon un sondage Odoxa publié vendredi, l'ancien Premier ministre Alain Juppé fait toujours la course en tête pour la primaire de la droite et du centre mais son écart se réduit avec Nicolas Sarkozy, lui-même se trouvant désormais dans la ligne de mire de François Fillon.

"Si les gens ne veulent pas que je revienne, ils le diront", déclare Nicolas Sarkozy dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Le 20 et le 27 novembre, on verra. Pour moi, les salles sont pleines, les audiences sont à leur maximum, et si j'en juge par toutes les invitations que je reçois, c'est que je dois intéresser un tout petit peu..."

Interrogé sur ses divergences avec le président du MoDem François Bayrou, soutien d'Alain Juppé, Nicolas Sarkozy précise que si le dirigeant centriste se retrouvait face à la candidate du Front national au deuxième de l'élection présidentielle, il voterait pour lui.

"Je vous dis une chose : s'il était face à Marine Le Pen, je voterais pour lui. Décidément... on n'a pas la même moralité, lui et moi", dit l'ancien président.

François Bayrou, à qui une partie de la droite voue une rancune tenace depuis qu'il a voté François Hollande au second tour de la présidentielle de 2012, est régulièrement ciblé par Nicolas Sarkozy et son entourage, qui espèrent ainsi affaiblir Alain Juppé.

(Elizabeth Pineau)

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  • M898407 il y a 4 semaines

    Il est fini, et on assiste aux derniers soubresauts d'un candidat à l'agonie...

  • M898407 il y a 4 semaines

    Il essaie tous les registres car il commence à sentir qu'il ne retient plus suffisamment l'attention des électeurs, mais ses contradictions d'un jour sur l'autre deviennent agaçantes, même pour les fidèles de son électorat...

  • M2766070 il y a 4 semaines

    Bon a part ça c est quoi 1 programme de droite et 1 de gauche? la différence est où? Moi je remarque qu on payait moins d impot à droite q u à gauche... et y avait moins de gens mécontents...

  • M2766070 il y a 4 semaines

    C est vrai certaines fois , je le trouve un peu gauche....

  • sibile il y a 4 semaines

    regardez plutot les programmes : Sarkozy est moins à droite que Fillon

  • franck8 il y a 4 semaines

    Bah oui, il est pas "très droitier", il est à l'extrême droite !