Sarkozy renonce à amputer l'aide au logement étudiant

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Le chef de l'Etat est revenu sur sa décision d'interdire le cumul entre la demi-part fiscale accordée aux parents ayant à leur charge un étudiant, et l'octroi de l'Allocation personnalisée au logement (APL).

Rétropédalage. Nicolas Sarkozy renonce à interdire aux parents d'étudiants le cumul de la demi-part fiscale dont ils bénéficient pour conserver leur enfant à charge, avec l'octroi d'une allocation personnalisée au logement (APL). 80% des 650.000 étudiants qui touchent l'APL étaient potentiellement concernés par la suppression de cette niche fiscale, pour un montant allant de 40¤ à 150¤ par mois et par foyer selon les calculs de l'organisation étudiante Unef.

Annoncée début juillet parmi les mesures à prendre pour ramener le déficit dans les clous fixés par l'Union européenne, l'amputation de cette aide au logement étudiant était censée rapporter 1 milliard d'euros au gouvernement. Mais devant le tollé provoqué, notamment parmi les organisations étudiantes, l'exécutif avait déjà commencé à reculer en début de semaine. Mardi, le quotidien économique les Echos avait en effet rapporté que le gouvernement songeait à conditionner le cumul des deux dispositifs en fonction des ressources du ménage. L'hypothèse envisagée était alors de n'interdire ce cumul que pour les foyers fiscaux entrant dans les deux dernières tranches de l'impôt sur le revenu.

Les bourses versées sur neuf mois et demi

Mais à l'issue d'une rencontre ce jeudi avec la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy a finalement renoncé complètement à cette mesure de rigueur. «Les dépenses destinées à la formation des jeunes doivent être considérées comme un investissement d'avenir, prioritaire pour le pays», a fait valoir le chef de l'Etat dans un communiqué.

Autre mesure très attendue par les étudiants : le versement des bourses sur dix mois au lieu de neuf, sur lequel s'était engagé le gouvernement à la rentrée 2009 sous réserve de l'étalement de l'année universitaire sur dix mois. Le gouvernement a annoncé aujourd'hui que seulement neuf mois et demi de bourse seraient finalement versés au cours de l'année scolaire 2010-2011, puis dix mois en 2011-2012. «Lorsque vérification aura été faite que les engagements des universités sur la durée de l'année universitaire sont tenus, un demi-mois de bourse supplémentaire sera versé» a justifié le gouvernement. Une décision qui ne devrait pas réjouir les organisations étudiantes, qui ont pointé cette année une augmentation du coût de la vie étudiante allant de +2,5% à +3,3%.

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