Sarkozy pour une primaire ouverte, avec un centre sans ambiguïté

le
0

PARIS, 26 novembre (Reuters) - La primaire organisée par l'UMP pour la présidentielle de 2017 sera ouverte à un centre qui s'oppose à la gauche sans ambiguïté et aux électeurs qui manifesteront leur adhésion aux valeurs de la droite et du centre, déclare Nicolas Sarkozy dans Le Figaro. L'ancien Premier ministre Alain Juppé, qui apparaît comme le rival le plus sérieux de l'ex-président pour 2017, a estimé lundi que le futur président de l'UMP devrait apporter des clarifications sur les modalités des primaires, qui doivent, selon lui, être "une alliance sans exclusive". ID:nL6N0TE2JL Les primaires "seront ouvertes, car des primaires qui ne seraient pas ouvertes se résumeraient à un vote interne", déclare Nicolas Sarkozy dans Le Figaro de mercredi. "Elles ne seront soumises qu'à deux exigences : les candidats devront s'engager à en respecter le résultat, c'est-à-dire à soutenir le vainqueur; les électeurs devront manifester leur adhésion à un corpus de valeurs partagées par la droite et le centre et leur volonté de l'alternance." Samedi dernier, Alain Juppé a été hué à l'évocation d'un rassemblement de la droite et du centre lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy à Bordeaux. L'ex-président n'a pas interrompu les sifflets. "Croyez-vous qu'il soit si aisé d'interrompre une salle de 5.000 personnes qui manifestent leurs désaccords sincères et spontanés avec l'orateur?", explique-t-il dans Le Figaro, assurant ne pas être dans l'état d'esprit d'une guerre qui serait "suicidaire". "Ce n'est pas Alain Juppé qui a été sifflé, c'est ce qu'il a dit", poursuit Nicolas Sarkozy. "Beaucoup (...) ont été ulcérés par le fait que François Bayrou se mobilise pour faire élire François Hollande puis utilise les voix de la droite pour devenir maire de Pau." François Bayrou, qui a appelé à voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle de 2012, a dit sur i>TELE voir dans cette déclaration "une échappatoire." Pour lui, Nicolas Sarkozy s'est "réjoui" que le maire de Bordeaux soit hué. Nicolas Sarkozy dit défendre une alliance de la droite et d'"un centre qui a choisi de s'opposer à la gauche sans ambiguïté et avec clarté". "Ne comparons pas l'UDI, qui a gouverné avec nous, et les dirigeants du MoDem, qui ont fait campagne contre nous", dit-il dans Le Figaro. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant