Sarkozy nie avoir voulu vendre une centrale nucléaire à Kadhafi

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PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a catégoriquement nié mardi avoir voulu vendre une centrale nucléaire à la Libye de Mouammar Kadhafi et a qualifié de mensonge des déclarations de l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, à ce sujet.

Les Etats français et libyen ont pourtant bien paraphé en décembre 2007, lors d'une visite d'Etat de Mouammar Kadhafi en France, un accord de coopération dans le nucléaire civil envisageant la fourniture de réacteurs, selon un document diffusé à l'époque par la présidence française.

Le président français, candidat à un second mandat, le conteste aujourd'hui. "Il n'a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi", a-t-il déclaré sur France Inter.

"Permettez-moi de vous dire que s'il y a un chef d'Etat qui, dans le monde, n'a pas frayé avec M. Kadhafi et est responsable de son départ et de ce qui lui est arrivé, je pense peut être que c'est moi", a-t-il ajouté.

Après le début des insurrections arabes, début 2011, la France a été, à l'initiative de Nicolas Sarkozy, le fer de lance de l'intervention militaire internationale qui a aidé les insurgés libyens à renverser Mouammar Kadhafi et son régime.

Le document paraphé en décembre 2007 portait sur tout le spectre de la coopération, dont la fourniture "d'un ou plusieurs réacteurs pour le dessalement de l'eau de mer".

"Potentiellement, cela représente deux milliards d'euros de contrats minimum", précisait-on alors à l'Elysée.

Le porte-parole de la présidence française, David Martinon, faisait valoir que la Libye était "un client comme les autres". "Nous souhaitons travailler avec les Libyens", disait-il.

TRACES EFFACÉES

Cet accord faisait suite à la signature d'un "mémorandum d'entente" évoquant la réalisation de "projets de production d'énergie nucléaire et de dessalement de l'eau", lors d'une visite de Nicolas Sarkozy à Tripoli le 25 juillet 2007.

Presque toute trace de cette visite, de celle de Mouammar Kadhafi et de ces documents semble avoir disparu du site internet de la présidence française et le site officiel du candidat Sarkozy retraçant sa carrière n'en dit pas un mot.

Dans une récente interview accordée à l'Express, Anne Lauvergeon, qui dit s'être opposée "vigoureusement" à la vente d'équipements nucléaires à la Libye, assurait pour sa part qu'il en avait été question au moins jusqu'à l'été 2010, un an avant la chute de Mouammar Kadhafi.

"A l'été 2010, j'ai encore eu, à l'Elysée, une séance à ce sujet avec Claude Guéant et Henri Proglio", précisait-elle, en mentionnant le secrétaire général de l'Elysée de l'époque et le PDG d'EDF.

Commentaire de Nicolas Sarkozy sur France Inter : "C'est un mensonge éhonté."

Le chef de l'Etat s'en est de nouveau pris vivement à l'ancienne présidente du directoire d'Areva, qu'il a décidé en juin dernier de ne pas reconduire dans ses fonctions à l'issue de son mandat à la tête du groupe nucléaire français.

"Mme Lauvergeon, qui a tout fait pour rester à la tête d'Areva, tout, elle est venue me voir à d'innombrables reprises, si elle avait été en tel désaccord avec la politique que je conduisais pour le nucléaire, on se demande pourquoi elle voulait rester", a-t-il déclaré.

"Nous lui avons demandé de quitter son poste pour une raison très simple, c'est qu'elle était incapable de travailler en bonne harmonie avec EDF", a ajouté le chef de l'Etat.

Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • manix75 le mardi 17 avr 2012 à 19:25

    Mme LAUVERGEON ment sur la politique du gouvernement ! Elle a été au bout de son mandat de 10 ans renommée par la droite - qui aurait mieux fait de la virer - pour mettre AREVA en péril ces dernières années avec des projets et des placements plus qu'hasardeux. elle a semble t il oublié ses salariés enlevés par Alqaida. conseillere de Hollande en + ! enfin il est scandaleux de toucher des millions quand on est en fin de mandat d'une société d'Etat ! Vive la Sociale !