Sarkozy mis en examen : Valls refuse la «berlusconisation» de la France

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Sarkozy mis en examen : Valls refuse la «berlusconisation» de la France
Sarkozy mis en examen : Valls refuse la «berlusconisation» de la France

Manuel Valls, souvent comparé à Matteo Renzi, son homologue italien, ne veut pas d'une «berlusconisation» de la France. Le Premier ministre, en déplacement ce dimanche à Vauvert dans le Gard, faisait là allusion aux attaques de Nicolas Sarkozy et de ses soutiens qui, depuis la mise en examen de l'ancien président, n'ont cessé de charger l'institution judiciaire. Des critiques qui peuvent faire penser à celles de l'ancien dirigeant italien Silvio Berlusconi, cerné par les affaires, et jamais avare d'attaques contre les juges.

 «On cherche parfois à me comparer à ce qu'est en train de faire le président du Conseil italien, Matteo Renzi, je prends la comparaison. Mais ce que je ne veux pas, moi, c'est de la berlusconisation de notre pays. Je ne veux pas que la mise en cause des fondements de la République, de la justice, de l'État de droit aujourd'hui soient dans le discours politique» a déclaré Manuel Valls, qui préfère se comparer à un pompier qui éteint «un certain nombre de feux».

Sans vouloir «polémiquer», le Premier ministre avait jugé la veille que le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, avait eu «raison» de rappeler à l'ordre l'ancien chef de l'Etat. «Le rappel des principes et règles par le président du Conseil constitutionnel est le bienvenu, il faut être respectueux de l'Etat de droit, du rôle des magistrats» avait estimé Manuel Valls samedi sur RTL. «On ne conteste pas les fondements de la justice, parce qu'à ce moment-là on conteste la République», avait dit pour sa part Jean-Louis Debré vendredi sur Europe 1.

La comparaison avec Berlusconi, un élément de langage déjà repris

Manuel Valls n'est pas le premier à évoquer l'ex président du Conseil italien. Après la contre-offensive de Nicolas Sarkozy mercredi au 20 heures sur TF1 contre l'exécutif et la justice, le député PS Yann Galut avait dénoncé des «attaques scandaleuses envers les magistrats et le ...

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  • M8252219 le dimanche 6 juil 2014 à 17:01

    il faut la certitude d'une impartialité TOTALE de la justice pour y croire LES JUGES AUTEURS DU MUR DES KONS SONT UNE CONTRE-INDICATION MAJEURE À CETTE IMPARTIALITÉ