Sarkozy: Le débat sur le Brexit, l'occasion de réformer l'Europe

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SARKOZY PRÔNE UN SCHENGEN 2
SARKOZY PRÔNE UN SCHENGEN 2

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy estime que les critiques des Britanniques contre l'Union européenne sont souvent fondées et voit dans le débat sur le "Brexit", qui se traduira le 23 juin par un référendum, une opportunité pour refonder l'Europe menacée par le populisme.

Mais dans une interview publiée mardi par Le Monde, l'ancien président ne voit rien à reprocher aux gouvernements polonais et hongrois, des "démocraties qui fonctionnent" alors que les institutions européennes ont dénoncé certaines mesures prises par Budapest et Varsovie.

"Le débat sur le 'Brexit' est une opportunité pour refonder l’Europe", dit-il dans cet entretien consacré à l'Europe. "Sur nombre de leurs critiques, les Britanniques ont raison. Le décrochage des peuples vis-à-vis de l’Europe est un sujet de préoccupation majeur pour tous les pays."

"Mais 'Brexit' ou pas, il faudra, dans tous les cas de figure, refonder profondément le projet européen, et cela passera par un traité dont la France doit être à l’initiative, dès l’été 2017", ajoute le président des Républicains.

La priorité sera selon lui de poser les bases d’un Schengen 2, avec un gouvernement de Schengen composé des ministres de l’Intérieur des pays membres et un président stable, qui aurait autorité sur Frontex, l'agence de contrôle des frontières extérieures, pour piloter l'immigration.

La liberté de circulation des ressortissants des pays tiers à l'Union européenne ne serait plus permise dans l'UE tant que Schengen 2 ne sera pas adopté, propose-t-il.

Y adhérer supposera l’adoption préalable d’une politique d’immigration commune, avec notamment une harmonisation des prestations sociales accordées aux demandeurs d’asile pour éviter le tourisme social, ajoute Nicolas Sarkozy.

"Tout nouvel entrant dans l’Union européenne ne pourra pas toucher une allocation sociale avant un délai de cinq ans, à l’image de ce que font les Britanniques et projettent de faire les Allemands, explique l'ancien président.

"Ce n’est qu’une fois que nous aurons atteint cette harmonisation que nous pourrons nous passer de frontières intérieures à l’Europe."

Nicolas Sarkozy défend par ailleurs le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le nouveau gouvernement polonais, critiqués par les institutions européennes pour des mesures jugées dangereuses pour le processus de décision démocratique.

"A ma connaissance, (Viktor Orban) a toujours respecté le verdict des urnes, puisqu’il a gagné à trois reprises et été battu à une, ce qui n’est pas la marque d’une dictature", estime-t-il. "On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de démocratie en Hongrie. C’est le travers des élites françaises que de vouloir donner des leçons au monde entier."

"Quant à la Pologne, j’ai vu les frères Kaczynski au pouvoir. Ils ont respecté les règles européennes et, quand ils ont été battus, ils sont partis. Après 50 ans de joug communiste, ces pays sont des démocraties qui fonctionnent."

(Yves Clarisse, édité par Yann Le Guernigou)

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  • M2766070 il y a 7 mois

    Mais non faut pas reformer ...on peut pas donc soit on reste et on sait ce que ca nous coute soit on sort et on sait qu on economise 21.7 mld d € ....

  • CHANOMAR il y a 7 mois

    oui une bonne chose mais ne tiendra jamais les promesses que des mots et une fois au pouvoir comme le roi Hollande ils vont se coucher devant Merkel

  • fdha il y a 7 mois

    je deteste Sarko:il nous mené en bateau sans aucune honte ni regrets..Mais son diagnostic sur les maux dont souffre l'Europe correspond au mien!Il n'empeche qu'il a perdu ma confiance et que je ne voterai pas pour lui.

  • phili646 il y a 7 mois

    Comme d'habitude en paroles rien ne lui résiste mais dans les faits c'est une autre paire de manche, on a pu apprécier pendant 5 ans l'étendue de son incompétence !!!

  • M1461628 il y a 7 mois

    Quant à la Pologne, j’ai vu les frères Kaczynski au pouvoir. Ils ont respecté les règles européennes et, quand ils ont été battus, ils sont partis........Un bon exemple à appliquer à vous même M.Sarkosy