Sarkozy : la République comme recours

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Nicolas Sarkozy s'est posé en rassembleur de la République, vendredi soir lors de son meeting à la porte de Versailles.
Nicolas Sarkozy s'est posé en rassembleur de la République, vendredi soir lors de son meeting à la porte de Versailles.

Pas de politique sans symbolique. Trois jours après que Bruno Le Maire a investi la salle de la Mutualité pour marquer de son empreinte ce haut lieu de la défaite sarkozyste, c'est au tour de son rival de jouer du symbole en invitant ses supporteurs et autres curieux au pavillon 8 du Parc des expos de la porte de Versailles. Souvenez-vous de ce 14 janvier 2007... Devant près de 70 000 militants réunis porte de Versailles, le candidat de la droite à la présidentielle avait fendu l'armure pour livrer un discours tout en références historiques (Jean Moulin, de Gaulle, Blum, Jaurès) et en envolées lyriques (la République irréprochable, l'État impartial). Grâce à la plume affûtée de son parolier Henri Guaino, Nicolas Sarkozy avait, ce jour-là, fait une entrée en campagne retentissante et saluée par la majeure partie des observateurs. Sept ans plus tard, le cuir tanné par un quinquennat et une défaite à la présidentielle, distancé dans les sondages par l'imprévu Alain Juppé, l'ex-chef de l'État reprend là où il l'a laissé son discours de 2007. Prêt à tout pour renouer avec le succès d'antan. Grande occasion oblige, Henri Guaino, parti depuis 2012 faire ses classes à l'Assemblée nationale, a accepté d'empoigner son stylo en prenant soin au préalable de le tremper dans un encrier de gaullisme et d'histoire. Et peu importe que le résultat dégouline de lyrisme, par les mots de son ancien conseiller, l'ex-président semble avoir, le temps d'un...

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