Sarkozy ironise sur les propos de Hollande contre les marchés

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NICOLAS SARKOZY RAILLE LES PROPOS DE FRANÇOIS HOLLANDE SUR LA FINANCE
NICOLAS SARKOZY RAILLE LES PROPOS DE FRANÇOIS HOLLANDE SUR LA FINANCE

SAINT-BRICE-SOUS-FORET, Val-d'Oise (Reuters) - Nicolas Sarkozy a ironisé jeudi sur la volonté de François Hollande de "ne laisser aucune place aux marchés", déclarant que le meilleur moyen de le faire était de donner la priorité à la lutte contre les déficits.

Le candidat socialiste a estimé mercredi soir sur France 2 que le redressement des finances publiques de la France passait notamment par plus de croissance, ajoutant : "Et si les marchés s'inquiètent (...) je veux leur dire ici que je ne leur laisserai aucune place."

En meeting à Saint-Brice-sous-Forêt, dans le Val d'Oise, le président-candidat lui a répondu en invoquant notamment la situation de l'Espagne, actuellement sous pression des marchés en raison de ses difficultés à respecter ses objectifs de réduction des déficits publics.

"J'ai entendu un candidat dire qu'il ne tiendrait pas compte des marchés. Ne pas tenir compte des marchés ça n'a pas de sens, si vous voulez ne pas tenir compte des marchés je vais vous donner un bon conseil : remboursez vos dettes, réduisez vos déficits et vous n'aurez pas besoin que quelqu'un vienne vous prêter de l'argent, voilà comment on peut ne pas tenir compte des marchés", a-t-il dit.

"Allez dire au Premier ministre espagnol, M. (Mariano) Rajoy, (...) de ne pas tenir compte des marchés, il vous répondra, parce que c'est un homme sérieux, parce que c'est un homme qui aime son pays : 'Comment je fais pour financer la dette de l'Espagne?'"

"La France a 42 milliards d'euros d'intérêts de la dette à rembourser chaque année. Grâce à la gestion de notre gouvernement, cette dette on la finance parce que dans le monde entier les gens ont confiance en la France à un taux historiquement bas, à moins de 3%, si demain il y a une crise de confiance (...) qui paiera ? Ce sera le peuple de France", a-t-il poursuivi.

"Un homme politique digne de ce nom n'a pas le droit de nier la réalité, il doit la regarder en face et dire au pays 'voilà ce qu'on doit faire et voilà par dessus tout ce qu'on ne doit pas faire'", a encore dit Nicolas Sarkozy.

Prié de dire auparavant, lors de la visite d'un centre sportif à Domont (Val-d'Oise) s'il avait regardé la prestation de François Hollande la veille au soir, le chef de l'Etat a indiqué qu'il s'était uniquement concentré sur la demi-finale de la Coupe de France de football remportée par le petit club de Quevilly au détriment de Rennes.

"Vous vous rendez compte, battre l'OM puis battre Rennes, c'est fantastique", a-t-il dit de la performance du club normand. "On aime le sport et on aime le football pour des événements comme ça."

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • tmf43 le jeudi 12 avr 2012 à 18:00

    Sarko, rends toi-même l'argent que tu as emprunté au nom des autres ! Ne donne pas de conseils pour la gestion du pays, tu n'y connais rien.

  • 90342016 le jeudi 12 avr 2012 à 16:39

    umps dehors

  • jmallero le jeudi 12 avr 2012 à 15:42

    le pauvre fl.amb.y, ferait mieux de la fermer

  • contava4 le jeudi 12 avr 2012 à 15:20

    c'est un fou incapable.il n'a que de la haine dans ses discours..si françois est élu.........vaut france ruinée.