Sarkozy en Russie pour rencontrer Poutine, polémique en France

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* L'ex-chef de l'Etat en Russie pour deux jours * Rencontre à la veille de la réunion sur la Syrie à Vienne * Paris et Moscou opposés sur la Syrie et l'Ukraine PARIS, 29 octobre (Reuters) - Nicolas Sarkozy doit rencontrer ce jeudi Vladimir Poutine en Russie, un déplacement qui suscite des critiques en France, la gauche dénonçant une forme de diplomatie parallèle à l'heure où Paris et Moscou s'opposent sur la Syrie et l'Ukraine. "La France et la Russie ont besoin de travailler ensemble", a déclaré l'ex-chef de l'Etat et le président des Républicains lors d'un discours prononcé jeudi matin et retransmis sur iTELE. "Dans le monde qui est le nôtre nous ne devons à aucun prix accepter une nouvelle guerre froide". "La Russie est indispensable au monde, sans la Russie nous ne pourrons pas relever les grands défis et les immenses crises auxquels nous sommes confrontés", a-t-il ajouté au deuxième jour de sa visite en Russie. Annoncée de longue date, la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le chef du Kremlin, allié du régime de Damas, survient la veille d'une conférence internationale à Vienne consacrée à la crise syrienne qui a fait plus de 250.000 morts depuis 2011. Moscou et Paris, adepte d'une ligne ferme face à Bachar al Assad, s'opposent notamment sur la question de l'avenir du président syrien dans le pays. La France, tout comme les Etats-Unis, accuse également la Russie de concentrer ses frappes militaires en Syrie sur les groupes d'opposants modérés et non sur les bases de l'Etat islamique. "Je ne crois pas que ce soit le rôle d'un ancien président de la République de parasiter la diplomatie de la France", a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon sur France 2. "Ce n'est pas un candidat en campagne, c'est plus que cela, c'est un ancien président de la République, donc il doit savoir que la diplomatie c'est très compliqué, il est un peu comme un chien dans un jeu de quilles dans cette affaire", a-t-il ajouté. Prié de dire s'il pensait que c'était une erreur, il a répondu : "oui, je crois qu'il aurait pu s'abstenir". "HALLUCINANT" Un avis partagé par François Michel-Lambert, député écologiste des Bouches-du-Rhône et vice-président du groupe d'amitié France-Russie à l'Assemblée nationale, qui se dit quant à lui "atterré" et "dénonce" une diplomatie parallèle. "Cette diplomatie parallèle est néfaste pour tous", indique-t-il dans Le Figaro. "Je suis très triste que l'ancien chef de l'Etat n'ait pas le sens de l'Etat, c'est hallucinant". A droite, la question divise les candidats à la primaire des Républicains. L'ex-Premier ministre Alain Juppé a récemment mis en garde contre un "accès de russophilie aiguë". "Il y a des moments où il faut savoir dire 'stop on n'est pas d'accord'", a-t-il dit début octobre. A l'inverse, l'ex-ministre et député Xavier Bertrand estime qu'il est temps "d'arrêter la guerre" avec la Russie. "Plutôt que de faire une guerre froide avec la Russie comme on l'a fait depuis maintenant des mois et des mois avec les conséquences que l'on sait (...), il faut qu'on arrête d'être en guerre avec la Russie", a-t-il dit sur iTELE. Prié de dire si la France ne devait pas parler d'une voix, il a répondu : "Il y a un président de la République, il y a un ministre des Affaires étrangères, très bien, mais il n'est pas interdit aujourd'hui d'avoir des échanges avec des représentants internationaux, non ce n'est vraiment pas un drame". (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • jmidy le jeudi 29 oct 2015 à 10:31

    Ben oui, mais il n'y croit pas!

  • jean-648 le jeudi 29 oct 2015 à 10:22

    Quelqu'un lui a dit qu'il n'est plus le président de la France ???

  • newwin le jeudi 29 oct 2015 à 10:09

    juppé le traitre qui a voulu diviser la syrie qu il la ferme