Sarkozy en garde à vue : l'affaire des écoutes, un dossier hors normes

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Sarkozy en garde à vue : l'affaire des écoutes, un dossier hors normes
Sarkozy en garde à vue : l'affaire des écoutes, un dossier hors normes

Un ancien chef de l'Etat, une star du barreau de Paris, un grand commis de la magistrature, de discrets magistrats financiers, une polémique entre le gouvernement et l'opposition : l'affaire des écoutes, qui a conduit mardi à une garde à vue historique pour Nicolas Sarkozy, une première pour un ex-président de la République, est une affaire tentaculaire. 

Tout commence avec le placement sur écoute des téléphones de Nicolas Sarkozy dans le cadre d'une enquête sur un éventuel financement libyen de sa campagne de 2007. Dans des conversations avec son avocat, les enquêteurs le suspectent de vouloir obtenir des informations dans le dossier Bettencourt.

Les domiciles et bureaux de Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, et du haut magistrat à la Cour de cassation Gilbert Azibert sont perquisitionnés dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction.

Selon Le Monde, l'ex-président et son avocat sont soupçonnés d'avoir sollicité M. Azibert pour avoir des renseignements sur la procédure Bettencourt à la Cour de cassation. En échange, le magistrat aurait demandé que l'ex-chef de l'Etat soutienne sa candidature à un poste à Monaco. Me Herzog dément tout trafic d'influence.

VIDEO. Trafic d'influence : que risque Nicolas Sarkozy ?

L'affaire éclabousse le sommet de l'Etat

L'affaire prend un tour politique. Des centaines d'avocats dénoncent une atteinte au secret professionnel. La garde des Sceaux, Christiane Taubira, assure avoir appris l'existence des écoutes à la lecture du Monde. François Fillon réclame lui une commission d'enquête parlementaire. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, demande si François Hollande était «oui ou non au courant».

Le Canard Enchaîné assure que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, et Mme Taubira disposaient depuis le 26 février d'informations sur les écoutes. Le Premier ministre ...

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  • mark92 le mardi 1 juil 2014 à 13:59

    Les petits juges rouges bientôt en prison ??Ils ne connaissent même pas le code pénalCode pénal: Article 222-33-2Le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.