Sarkozy dit vouloir ignorer la marée de boue des affaires

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SARKOZY DIT VOULOIR IGNORER LA MARÉE DE BOUE DES AFFAIRES
SARKOZY DIT VOULOIR IGNORER LA MARÉE DE BOUE DES AFFAIRES

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a dénoncé lundi le "mensonge" du pouvoir en place par allusion à la polémique opposant le secrétaire général de l'Elysée Jean-Pierre Jouyet à l'ex-Premier ministre UMP François Fillon et a dit vouloir ignorer cette "marée de boue".

"Le pouvoir n'a-t-il vraiment rien d'autre à faire que de donner le sentiment de vouloir instrumentaliser en permanence la justice ?", a lancé l'ancien chef de l'Etat, candidat à la présidence de l'UMP, lors d'un meeting à Caen.

"Je ne céderai à aucune provocation et j'ai choisi, dans l'intérêt de notre pays, d'ignorer cette marée de boue qu'on voudrait répandre", a-t-il ajouté.

Pour Nicolas Sarkozy, qui a affirmé ne vouloir polémiquer avec aucun membre de sa famille politique, la droite est devenue "inaudible", "ne s'illustre que par ses guerres fratricides, ses querelles de personnes", et l'unité doit devenir le maître-mot.

"Les révélations du week-end dernier me renforcent dans la conviction qu'il nous faut tourner la page de ces feuilletons éc½urants où l'on veut abattre un concurrent ou un adversaire en le salissant", a-t-il ajouté.

Jugeant que jamais "le discrédit d'un pouvoir en place n'a été si fort", il avait auparavant déclaré : "Je veux parler du mensonge qui est leur pratique quotidienne".

Lors d'un repas fin juin, François Fillon aurait demandé à Jean-Pierre Jouyet de "taper vite" sur Nicolas Sarkozy en faisant accélérer les procédures judiciaires à son encontre pour ne pas "le laisser revenir" en politique, écrivent dans un livre les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme.

Après un démenti, le secrétaire général de la présidence est revenu sur ses dires dimanche, en affirmant que l'ex-Premier ministre UMP lui avait effectivement parlé de deux affaires : le dossier Bygmalion, un système présumé de fausses factures pour financer le dépassement du plafond des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 et celui du paiement des pénalités liées à l'invalidation de ces comptes.

Ces propos ont été une nouvelle fois démentis par François Fillon, qui a également nié avoir simplement évoqué avec Jean-Pierre Jouyet les affaires pouvant viser l'ancien président.

(Gérard Bon)

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