Sarkozy détaille son projet de "contre-choc" fiscal

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    PARIS, 3 février (Reuters) - Nicolas Sarkozy entend faire 
voter dès l'été 2017, s'il revient à l'Elysée, un programme de 
baisses d'impôts et de charges sociales d'"au moins 25 milliards 
d'euros" pour relancer l'économie française. 
    Dans une interview à paraître jeudi dans Les Echos, l'ancien 
chef de l'Etat détaille le "contre-choc fiscal" qu'il a déjà 
évoqué et qui est "indispensable" selon lui pour remédier à la 
"gravité du décrochage de la France". 
    Il prendrait la forme d'une baisse de 10% de l'impôt sur le 
revenu et d'une suppression de l'impôt de solidarité sur la 
fortune pour les ménages. 
    Pour les entreprises, Nicolas Sarkozy veut transformer le 
Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en 
véritable baisse de charges et aller plus loin en réduisant 
encore le coût du travail de 13 milliards d'euros. Il évoque 
notamment le passage à "zéro charges" au niveau du smic, des 
mesures pour faciliter la sortie des 35 heures et une baisse des 
charges pesant sur les emplois à domicile. 
    "Au total, transformation du CICE comprise, ce sera une 
baisse de charges sociales de 30 milliards d'euros", dit-il. "Ce 
contre-choc fiscal de l'été 2017 serait, au global, un geste 
fort pour les classes moyennes, pour l'emploi et la 
compétitivité de la France." 
    A la question de savoir si ces mesures ne risquent pas de 
creuser les déficits, il répond qu'il faudra voter simultanément 
des économies tout en reconnaissant que l'effet de celles-ci ne 
sera pas immédiat. 
    L'objectif est de "se rapprocher le plus possible" de la 
moyenne européenne en termes de dépenses publiques - soit autour 
de 50% du PIB contre 57% actuellement - et cela nécessitera "un 
effort de 100 milliards de réduction de dépenses sur le 
quinquennat". 
    "Pour cela, il faudra voter simultanément des mesures 
concernant les dépenses de l'Etat, des collectivités 
territoriales et des régimes sociaux, notamment de retraite et 
d'assurance-maladie", explique le président des Républicains. 
    Cela passera par le rétablissement du non-remplacement d'un 
fonctionnaire sur deux partant à la retraite, y compris dans les 
collectivités locales, une dégressivité des allocations chômage, 
une baisse du taux de remboursement de l'assurance maladie et un 
relèvement de l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans dès 
2020 et 64 ans dès 2025.  
    Nicolas Sarkozy se déclare en outre favorable à une reprise 
du programme de privatisations, dont les recettes seraient 
affectées à la réduction de la dette publique. 
    "Je ne suis pas sûr que la présence de l'Etat au niveau 
actuel dans le capital d'Air France, de Renault, d'EDF ou de La 
Poste se justifie toujours. Faire évoluer les pourcentages de 
détention est nécessaire", dit-il. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Henri-Pierre André) 
 

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  • M999141 il y a 10 mois

    c'est peut être de la démagogie, mais c'est indispensable si on veut s'en sortir ! les impôts et taxes, on voit ce que ça produit

  • xenfab il y a 10 mois

    Démagogie à tous les étages .... Confirmation qu'il n'a pas changé.

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