Sarkozy dénonce ses rivaux qui l'attaquent sur les affaires

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    PARIS, 13 octobre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a pris à 
partie jeudi certains de ses rivaux de la primaire 
présidentielle à droite, François Fillon au premier rang, qui 
ont multiplié les références aux affaires judiciaires dans 
lesquelles apparaît le nom de l'ex-président. 
    "Ce ne sont pas des déclarations qui honorent ceux qui les 
prononcent", a réagi l'ancien chef de l'Etat lors du premier 
débat entre les sept prétendants. 
    Fin août, François Fillon avait adressé une formule 
assassine à Nicolas Sarkozy, mis en examen notamment dans 
l'affaire de ses comptes de campagne de 2012, également connue 
sous le nom d'affaire Bygmalion - "Qui imagine le général de 
Gaulle mis en examen?", avait lancé l'ancien Premier ministre. 
    D'autres concurrents de Nicolas Sarkozy, comme Jean-François 
Copé qui estime qu'un responsable mis en examen ne peut être 
candidat à l'investiture, ont glissé des sous-entendus sur le 
même thème durant la campagne, qui doit se dénouer fin novembre. 
    "Mon casier, après 37 ans de vie politique, est vierge. Je 
n'ai jamais été condamné. Depuis cinq ans, je suis sans doute le 
Français qui a été le plus écouté, perquisitionné, interrogé. 
Pour quel résultat ? Cinq non-lieux", leur a rétorqué Nicolas 
Sarkozy, sans s'adresser directement à eux.  
    "Je ne serai plus jamais du côté de ceux qui hurlent avec la 
foule", a encore dit Nicolas Sarkozy. 
    Interrogés par les journalistes du Figaro, de RTL et de TF1 
sur les différentes affaires qui ont empoisonné ces dernières 
années le climat à droite, les candidats concernés ont toutefois 
évité l'esclandre. 
    "Les Français ont la décision au bout de leur bulletin de 
vote. S'ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne 
m'éliront pas", s'est contenté d'affirmer Alain Juppé, condamné 
en 2004 pour prise illégale d'intérêts dans l'affaire des 
emplois fictifs de la mairie de Paris. 
    De même, Jean-François Copé s'est défendu de viser Nicolas 
Sarkozy lorsqu'il affirme qu'il n'aurait pas présenté sa 
candidature s'il avait été inquiété dans l'affaire Bygmalion. 
    Bruno Le Maire, qui brigue lui aussi l'investiture de la 
droite, s'est dit favorable à la publication du casier 
judiciaire des candidats aux élections. 
 
 (Simon Carraud) 
 
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