Sarkozy dénonce le "spectacle indécent" des réactions sur le AAA

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SARKOZY DÉNONCE LE "SPECTACLE INDÉCENT" DES RÉACTIONS SUR LE AAA
SARKOZY DÉNONCE LE "SPECTACLE INDÉCENT" DES RÉACTIONS SUR LE AAA

LYON (Reuters) - Nicolas Sarkozy a dénoncé jeudi le "spectacle indécent" auquel a donné lieu, selon lui, la dégradation de la note souveraine de la France par l'agence Standard & Poor's vendredi dernier.

Le chef de l'Etat, qui a longtemps fait de la préservation du "triple A" français un point central de sa politique, a déclaré que la décision de S&P avait donné lieu à "un affolement peut-être sans précédent dans une partie du monde politique et une partie du monde médiatique" en France.

"Tout d'un coup, une agence de notation, Standard & Poor's, devenait la référence absolue de tous ceux qui, jusqu'à présent, soit l'ignoraient, soit la critiquaient", a-t-il dit lors de ses voeux au monde économique, à Lyon.

"À partir du moment où cette agence disait du mal de la France, pour un certain nombre, ça ne pouvait être que la vérité, puisque c'était une critique de la France et peut-être de son gouvernement", a-t-il ajouté, visant l'opposition.

"On a vu un spectacle parfois indécent, pour ceux qui aiment leur pays, d'hommes et de femmes donnant le sentiment de se réjouir de ce que venait de décider cette agence. C'était vendredi, a-t-il poursuivi. Lundi une autre agence, deux fois plus importante, a dit le contraire."

Il faisait allusion à Moody's, agence en réalité comparable à S&P, qui s'est contentée de réaffirmer qu'elle évaluait la perspective stable de la note Aaa de la France et actualiserait sa notation des pays de l'Union européenne au premier trimestre.

"Parce que tout d'un coup c'était positif pour la France, ce qu'a dit l'agence du lundi comptait moins que ce qu'a dit l'agence du vendredi", n'en a pas moins déclaré Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat a souligné qu'il ne fallait "ni dramatiser, ni minimiser" le rôle de ces agences.

"Dans ces circonstances-là, la seule solution c'est le sang-froid, la distance, le courage, a-t-il ajouté. Ce ne sont pas ce que disent les agences qui compte, ce ne sont pas les agences qui font les politiques des Etats. Ce qui compte, c'est que nous avons trop d'endettement, trop de déficit, trop de dépenses et qu'il convient de réduire ces dépenses, cet endettement et ce déficit."

Yann Le Guernigou, édité par Emmanuel Jarry

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  • laquitta le jeudi 19 jan 2012 à 16:26

    Sarko qui s'offusque d'un spectacle indécent? Celà fait 5 ans qu'il nous offre un spectacle indécent!

  • M4189758 le jeudi 19 jan 2012 à 16:22

    JPi - A force de dépenser toujours plus qu’on gagne, sans assainir les finances, ces ‘polis tiques’ nous conduisent droit au triple CCC en 2012. C de Comprendre que la solution de la dette c’est diminuer les dépenses de l’état et pas augmenter les impôts ou les prêts. C de Courage pour obtenir enfin le premier plan de rigueur de l’état français. Il faut 180.000.000.000 euros d’emprunts en moins, rien que pour trouver l’équilibre. C de Centre, là où est peut être la solution du vote en 2012.

  • bordo le jeudi 19 jan 2012 à 16:16

    Alors si l'on ne parle pas de quelque chose, c'est qu'il n'existe pas ? Super.

  • domiana le jeudi 19 jan 2012 à 16:03

    c'est lui qui est indécent; il allume le feu et il n'assume pas - si on parte du AAA c'est de sa faute!