Sarkozy convie les anciens Premiers ministres UMP à "l'aider"

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PARIS, 30 novembre (Reuters) - Le nouveau président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, a annoncé dimanche soir la création d'un "comité des anciens Premiers ministres" au sein du parti d'opposition afin de favoriser une gouvernance "collective". Invité de TF1, l'ancien chef de l'Etat a réaffirmé son engagement d'organiser des primaires en 2016 en vue de l'élection présidentielle de 2017, des primaires ouvertes aux centristes de l'UDI mais à pas à ceux du MoDem de François Bayrou qui "ont fait l'élection de François Hollande" en 2012. "Je n'ai pas l'intention (...) de conduire cette formation politique seul", a dit Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection avec 64,5% des voix. "Je créerai un comité des anciens Premiers ministres de notre famille politique qui m'aideront de leurs conseils et de leur expérience dans la conduite de cette formation politique", a-t-il dit. Il a précisé avoir rencontré dimanche à ce sujet Dominique de Villepin, qui a accepté de siéger dans ce futur comité. Il n'a pas dit s'il avait recueilli l'assentiment d'Edouard Balladur, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon. Nicolas Sarkozy, qui devra notamment compter avec Bruno Le Maire, fort d'un score de plus de 29%, a assuré qu'il constituerait "une équipe qui représentera toutes les sensibilités de notre mouvement parce que le temps d'aujourd'hui est au collectif". "Notre devoir, quelles que soient nos ambitions, quels que soient nos sensibilités, nos amitiés ou nos manques de sympathie, c'est de nous unir pour créer les conditions qui vont permettre une alternance moderne avec de nouvelles idées", a-t-il dit. JUPPÉ ET FILLON ONT RAISON Soucieux de rassembler, Nicolas Sarkozy s'est employé dimanche soir à gratifier Alain Juppé et François Fillon, ses deux principaux rivaux pour 2017, et Bruno Le Maire, nouveau prétendant putatif à la primaire, de remarques obligeantes. Le maire de Bordeaux, a-t-il dit, "a eu raison" d'appeler au rassemblement, François Fillon "a raison" de dire que "l'union n'est pas la soumission". "Je pourrais signer. Qui parle de soumission?", a-t-il commenté. Quant à Bruno Le Maire, il l'a présenté comme "un de nos meilleurs espoirs" à droite. Il a également souligné le "travail remarquable" de Luc Chatel, secrétaire général sortant, un possible indice pour le futur organigramme du parti, dont il a réaffirmé qu'il souhaitait changer le nom. Nicolas Sarkozy, qui parle d'"un nouveau départ", a refusé d'évoquer sa -- probable -- candidature à la primaire de 2016. "Cette question se pose, mais je n'ai aucunement l'intention d'y apporter une réponse", a-t-il dit. "En 2016, nous organiserons les primaires", a-t-il assuré. "Si ce n'est pas ouvert, c'est une élection interne. Donc ce n'est pas la peine de dire 'primaires ouvertes", ce seront des primaires organisées pour que chacun soit parfaitement à l'aise", a-t-il poursuivi. "Tous ceux qui partagent nos convictions pourront y participer, y compris nos amis du Centre", mais pas le MoDem dont "les dirigeants ont fait l'élection de François Hollande", a-t-il précisé, visant sans le nommer le maire de Pau François Bayrou. (Sophie Louet)

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