Sarkozy, chronique d'une défaite annoncée

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Il y a cinq mois, Nicolas Sarkozy avait confié qu'il avait «une petite chance» de l'emporter. Il a su remonter les marches peu à peu en menant une campagne tonitruante. Mais cela n'a pas suffi pour inciter les Français à lui accorder à nouveau leur confiance.

Nicolas Sarkozy le pense depuis toujours: l'Histoire n'est jamais écrite à l'avance. Il considère que sa vie en est l'illustration. Celle du «petit Français de sang mêlé devenu président». Il estime que son quinquennat, par-delà les quolibets, par-delà les erreurs commises, démontre que la volonté active d'un chef d'État peut déplacer les lignes, de la Géorgie à la Libye, en passant par le sauvetage des banques ou de l'euro. Il estime que les chantiers ouverts, souvent inachevés, montrent que la volonté peut encore beaucoup. Qu'il y ait dans cette idée une part d'autopersuasion, un mythe personnel, chacun en débattra, mais c'est en tout cas le moteur de cet infatigable «come back kid».

Quand le moment d'une entrée en campagne s'est profilé à l'horizon, cet optimiste de la volonté a considéré que le combat des idées pouvait contrarier la fatalité d'une défaite annoncée. Il y a cru, sans pour autant sous-estimer la difficulté de l'entreprise. Le 23 d

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