Sarkozy appelle à l'unité de l'UMP lors d'un meeting à Marseille

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MARSEILLE, 28 octobre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a appelé à l'unité de l'UMP mardi à Marseille, dernière étape d'une tournée dans la région Paca (Provence-Alpes-Côte d'Azur) où il a toujours réalisé ses meilleurs scores électoraux mais où la droite doit affronter une concurrence de plus en plus forte du Front national. "Nous n'avons pas le droit de nous perdre dans des querelles, de nous déchirer", a déclaré l'ex-président devant plus de 2.000 militants. "Les ambitions, je suis le dernier à les reprocher. Mais quand la France souffre, quand les Français sont inquiets, nous devons donner l'image de l'unité", a-t-il ajouté. Pour l'ancien chef de l'Etat, en campagne pour la présidence de l'UMP, "il n'y aura pas de réussite individuelle sur un désastre collectif." "Dans nos valeurs, il y a l'autorité. Je voudrai que dans notre pratique, il y ait l'autorité", a-t-il encore dit, avant de promettre à nouveau l'organisation "le moment venu" de primaires pour la présidentielle 2017. Nicolas Sarkozy s'en est pris à la politique économique du gouvernement, promettant notamment de revenir sur ses décisions concernant la politique familiale. Comme il l'avait déjà fait à Nice et à Toulon ces derniers jours, il a également largement développé les thèmes de la sécurité et de l'immigration sur ces terres où le FN a de grandes ambitions. "L'insécurité est hors de tout contrôle à cause du laxisme de la politique pénale. S'il y a quelque chose que je souhaite rétablir, c'est les peines planchers et les jurys populaires dans les tribunaux correctionnels", a-t-il dit. "Personne ne peut accepter que la France devienne le réceptacle de toute la misère du monde et que la générosité de notre système social soit dévoyée par des filières clandestines." Nicolas Sarkozy bénéficie du soutien de la plupart des élus UMP des Bouches-du-Rhône et de Marseille. Sa décision de briguer la présidence de l'UMP "est la meilleure nouvelle politique depuis mai 2012", a déclaré Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire de Marseille. (François Revilla, édité par Yann Le Guernigou)

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