Sarkozy accuse Hollande de brader Fessenheim pour quelques voix

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SARKOZY ACCUSE HOLLANDE DE BRADER FESSENHEIM POUR QUELQUES VOIX
SARKOZY ACCUSE HOLLANDE DE BRADER FESSENHEIM POUR QUELQUES VOIX

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a accusé jeudi François Hollande de brader la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus vieille du parc thermonucléaire français, à des fins politiciennes contre "quelques voix" écologistes.

L'ancien chef de l'Etat s'est rendu dans le Haut-Rhin pour une rencontre avec les personnels d'encadrement et les représentants syndicaux du site, ainsi que des élus locaux.

Lors de la campagne présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy avait défendu la pérennité de Fessenheim, soulignant que le parc nucléaire était "un atout de compétitivité pour la France", avec à la clé 400.000 emplois directs et indirects.

Le président de l'UMP est revenu à la charge jeudi dans un registre de pré-campagne.

"L'Alsace a 70% de sa consommation électrique qui est produite par la centrale de Fessenheim. M. Hollande veut la fermer", a-t-il déclaré aux journalistes.

"Pour des raisons économiques? Non, bien sûr. Pour des raisons stratégiques? Non bien sûr. Uniquement parce qu'il veut mendier quelques voix à des écologistes engagés dans un combat politicien", a-t-il poursuivi.

"On est au là au coeur des mensonges qui sont proférés à la face de la France depuis trois ans", a dit Nicolas Sarkozy.

François Hollande est pressé par les écologistes d'honorer sa promesse de fermer la centrale de Fessenheim, en service depuis 1977, à l'horizon 2017.

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a semé le trouble en affirmant qu'elle n'excluait pas de fermer des réacteurs autres que Fessenheim et qu'elle était ouverte aux propositions d'EDF en la matière.

La loi de transition énergétique instaure un plafonnement de la capacité de production nucléaire française à son niveau actuel de 63 gigawatts. EDF doit proposer la fermeture de deux réacteurs après la mise en service de l'EPR de Flamanville, prévue en 2017.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • jean-648 le jeudi 12 mar 2015 à 19:24

    Elle coûte de plus en plus chère à l'entretien. Il n'y a pas un mois ou on ne l'arrête pas pour un probléme.

  • velka le jeudi 12 mar 2015 à 19:12

    Politiquement et stratégiquement, c’est une mauvaise idée, il ferait mieux de laisser le problème aux suivants. La sécurité des vieux réacteurs va coûter cher et il n’est pas sur qu’EDF puisse financer sans augmenter fortement les tarifs, plus la prise de risque. Plus les tarifs augmentent plus on perd des clients. Fin des tarifs régulés 01/2016, sauf les

  • M9244933 le jeudi 12 mar 2015 à 19:07

    Qui pourrait croire que c'était pour autre chose que de pêcher les voix des verts? Et Fessenheim avait l'avantage non seulement d'être la centrale nucléaire la plus ancienne, argument facile qui ne dit rien de sa dangerosité par rapport aux autres, mais aussi de se situer en Alsace, qui a toujours voté à droite. Donc pas beaucoup de voix à perdre...

  • clausfer le jeudi 12 mar 2015 à 18:44

    Je ne suis pas un de ses électeur, mais sur ce point il a raison. Hollande brade l'avenir énergétique de la France pour quelques voix des verts. Et la facture sera lourde!

  • juillia3 le jeudi 12 mar 2015 à 18:13

    sauf que l EPR ne produira pas avant au mieux 2020 ca va etre dure de fermer d autres réacteurs avant cela

  • Garasixt le jeudi 12 mar 2015 à 17:54

    "Mensonges", il n'a que cela à la bouche, encore un mensonge de plus, mais il n'est pas à un près!