Sarkozy a eu des contacts avec Le Pen en 2007, affirme Buisson

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    PARIS, 27 septembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a eu des 
contacts avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de 
l'élection présidentielle de 2007 par l'entremise de Patrick 
Buisson, et disait partager des valeurs communes avec le Front 
national, affirme son ancien conseiller de l'ombre dans un livre 
à paraître jeudi. 
     L'ancien chef de l'Etat, voyant la victoire se profiler 
face à Ségolène Royal, aurait dit à Patrick Buisson: "Appelle Le 
Pen. Demande-lui ce qu'il veut. Faut-il que je le reçoive? S'il 
faut le recevoir maintenant, tu sais, je le recevrai. Je ne suis 
pas comme les autres. Je sais prendre mes responsabilités, moi." 
    Un premier contact aurait été pris dès le 23 avril, écrit 
Patrick Buisson dans son livre "La Cause du peuple" (éditions 
Perrin), selon les bonnes feuilles publiées par l'Express. 
    Le samedi suivant, le conseiller aurait porté à l'ancien 
président du FN, arrivé en quatrième position au premier tour 
avec 10,44% des suffrages, le message selon lequel Nicolas 
Sarkozy, s'il devient président, s'engage à "assurer une 
représentation équitable des minorités dans les deux 
assemblées".  
    Quelques jours plus tard, Jean-Marie Le Pen aurait rappelé 
Patrick Buisson pour lui lire des extraits du discours qu'il 
devait prononcer le 1er mai.  
    Déjà, pendant la campagne, le candidat UMP se serait montré 
très prévenant quand une note de son conseiller l'avait alerté 
sur les risques d'une absence du leader du FN au premier tour, 
faute d'avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires à une 
candidature élyséenne, ajoute Patrick Buisson.  
    Selon lui, le candidat UMP aurait donné pour instruction à 
Alain Marleix, le spécialiste des élections au parti, de "faire 
remonter une cinquantaine de signatures d'élus au candidat Le 
Pen et à lui seul".  
    Toujours selon Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy aurait 
affirmé en décembre 2005 lors d'une réunion avec des proches: 
"Les valeurs du Front national sont celles de tous les Français. 
C'est la manière dont le FN les exprime qui est choquante. Les 
Français n'aiment pas les plats trop pimentés qui emportent la 
gueule." 
    De même, l'ancien chef de l'Etat se serait emporté quand, 
entre les deux tours de la présidentielle de 2012, son Premier 
ministre François Fillon avait pointé, dans Les Echos, 
"l'incompatibilité des valeurs" entre le FN et la droite 
républicaine. "Qu'est-ce qu'il raconte, Fillon? Bien sûr que 
nous avons des valeurs communes avec le FN", aurait-il dit. 
    En revanche, Nicolas Sarkozy aurait du mépris envers Marine 
Le Pen, qui succédera à son père en 2011, percevant chez elle 
des faiblesses stratégiques et se disant sidéré par son manque 
de culture.  
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • ltondu il y a 2 mois

    C'est dans la cuisine que se fait la tambouille ! Mauvaise soupe en vue pour 2017...

  • jean-648 il y a 2 mois

    Sarko prêt à tout pour le pouvoir.

  • g.joly1 il y a 2 mois

    FNLR.