Sapin prévoit une croissance de 1,5% du PIB en 2016

le , mis à jour à 20:12
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 (Actualisé avec Moscovici en fin de dépêche) 
    PARIS, 18 septembre (Reuters) - Le ministre de l'Economie et 
des Finances, Michel Sapin, a estimé dimanche que le PIB de la 
France devrait croître de 1,5% en 2016, malgré un second 
trimestre décevant, ce qui permettra selon lui une baisse du 
nombre de chômeurs. 
    "Les indications que je peux avoir, c'est que, au-delà des 
problèmes du tourisme qui sont la conséquence en particulier 
d'actes terroristes, au-delà des interrogations sur, par 
exemple, les conséquences du Brexit, nous aurons un troisième 
trimestre qui sera meilleur que le deuxième", a-t-il dit lors de 
l'émission Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. 
    "Je suis persuadé (...) que nous aurons cette année une 
croissance de l'ordre de 1,5%", a-t-il ajouté. 
    Le gouvernement doit dévoiler mardi le cadrage 
macro-économique du projet de loi de finances (PLF) 2017, pour 
lequel la prévision de croissance 2016 est cruciale. 
    L'estimation de Michel Sapin correspond à celles de l'Insee 
et de la Banque de France.       
    L'économie française ayant besoin d'une croissance entre 
1,2% et 1,6% du PIB pour créer des emplois, a-t-il poursuivi, 
"c'est à ce moment-là que le chômage se stabilise et même 
s'inverse". 
    Mais il a refusé d'évoquer l'inversion de la courbe du 
chômage à laquelle François Hollande a lié une nouvelle 
candidature à la présidentielle de 2017, estimant que 
l'expression était désormais "considérée comme à côté de la 
plaque". "Ce qui compte, c'est que le chômage baisse." 
    Le gouvernement maintient également sa prévision d'un 
déficit public à 2,7% en 2017, malgré les dépenses nouvelles qui 
font dire aux candidats de la droite à la présidentielle que ce 
chiffre ne pourra pas être respecté. 
    "Le chiffre de 2,7%, il est sincère", a dit Michel Sapin en 
estimant que la droite, elle, veut faire exploser les déficits, 
ce qui commence à inquiéter en Allemagne.   
    "Nous avons pris un certain nombre de décisions (...) qui 
nous permettent à la fois de continuer à baisser les impôts, un 
milliard de baisse de plus pour les ménages, de continuer à 
faire en sorte que le poids pour les entreprises des charges 
diminue, pour qu'elles créent plus d'emplois encore et que le 
chômage diminue, et de continuer à diminuer les déficits", a 
expliqué le ministre des Finances. 
    "Ce n'est pas un miracle, C'est juste le sérieux 
budgétaire." 
    Le commissaire européen aux Affaires économiques et 
financières, Pierre Moscovici, a souligné dimanche qu'il n'y 
aurait de toute manière pas de nouveau délai pour que la France 
revienne sous la barre des 3% du PIB. 
    "Passer en dessous de 3% nettement pour la France, en 2017, 
c'est jouable", a-t-il dit sur TV5 Monde. 
    "Je ne suis pas dans l'optique de sanctionner la France, il 
va falloir s'assurer que nos chiffres et nos méthodes 
correspondent à ceux du gouvernement français. J'espère qu'on 
n'aura pas de conflit budgétaire avec la France cette année", 
a-t-il ajouté. "J'espère que la France sera en dessous des 3%, 
de toute façon, il n'y aura pas de nouveau délai." 
 
 (Yves Clarisse) 
 
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