Sapin plaide en faveur du Portugal menacé de sanctions par la CE

le
0
 (actualisé avec déclarations sur l'Espagne) 
    PARIS, 11 juillet (Reuters) - Michel Sapin s'est déclaré 
lundi opposé à ce que le Portugal fasse l'objet de sanctions 
trop importantes de la part de la Commission européenne, qui a 
ouvert la semaine dernière une procédure pour déficit excessif 
contre Lisbonne.  
    "Le Portugal ne mérite pas qu'on lui applique une discipline 
exagérée" même si "la situation est objectivement non conforme 
aux engagements", a dit le ministre des Finances lors d'un point 
presse organisé à Paris avant son départ pour des réunions de 
l'Eurogroupe et de l'Ecofin à Bruxelles.      
    "Certes la Commission est dans son droit et peut-être même 
dans son devoir lorsqu'elle souligne que le Portugal n'a pas 
respecté ses engagements mais le Portugal a fait énormément 
d'efforts" ces dernières années, a-t-il ajouté.  
    "Il n'est pas question de reprocher au Portugal de ne pas 
avoir fait les efforts nécessaires" pour tenir ses engagements 
budgétaires, a-t-il indiqué en précisant que la situation du 
Portugal était principalement liée au fait que l'Etat était venu 
en aide au secteur bancaire.     
    La Commission européenne a ouvert la semaine dernière une 
procédure pour déficit excessif contre l'Espagne et le Portugal, 
qui risquent de se voir infliger des amendes avant la fin du 
mois de juillet.   
    Le Portugal était censé ramener son déficit à 2,5% de son 
PIB en 2015 au lieu des 4,4% constatés. L'Espagne a elle affiché 
l'an dernier un déficit de 5,1% du PIB alors que la Commission 
le réclamait à 4,2%. 
    "Sur l'Espagne, la difficulté (...) c'est de savoir avec qui 
nous discutons et donc qui prend les engagements", a souligné 
Michel Sapin, dans une allusion au blocage politique en Espagne, 
privée de gouvernement depuis les législatives de décembre.  
    "De toute façon, pour l'Espagne comme pour le Portugal, la 
Commission va proposer (...) la mise en oeuvre de dispositions 
qui mènent entre guillemets aux sanctions mais on n'est pas 
obligé de le faire de manière inintelligente, bête et méchante", 
a-t-il dit.  
 
 (Myriam Rivet et Michel Rose, édité par Marine Pennetier) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux