Sapin appelle au rassemblement de la gauche pour les régionales

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(Actualisé avec Bartolone) PARIS, 4 octobre (Reuters) - "Nous ne ferons rien qui permette au Front national" de gagner des régions en décembre, a déclaré dimanche le ministre socialiste des Finances Michel Sapin, appelant toutes les forces de gauche à se rassembler. La question d'un désistement des listes socialistes au second tour des élections régionales en cas d'arrivée du PS en troisième position derrière le FN et Les Républicains ne semble pas avoir été clairement tranchée à gauche. Le PS insiste pour l'instant sur la nécessité d'éviter cette situation. Le Premier ministre Manuel Valls a récemment déclaré, sans plus de précisions, que "tout" serait fait pour empêcher une victoire du FN. "La première manière de faire tout, c'est d'éviter qu'il en soit ainsi", a déclaré dimanche Michel Sapin dans l'émission "Le Grand Rendez-vous" sur Europe 1, iTELE et Le Monde. "Je vous dis, et je n'entends pas la même chose dans la bouche de nos concurrents de droite, que nous ne ferons rien qui permette au Front national d'exercer des responsabilités dans une région ou dans l'autre", a-t-il ajouté. Pour Michel Sapin, "le meilleur moyen" d'éviter une arrivée des listes socialistes derrière le FN et la droite, "c'est de lutter contre la dispersion à gauche." "Je demande à toutes les forces politiques de gauche, lorsque des situations sont aussi graves que celles que l'on peut connaître dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie ou en PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur), de prendre leurs responsabilités", a-t-il dit. "Et la première des responsabilités, c'est le rassemblement à gauche." La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a récemment prôné le désistement des listes socialistes au second tour des élections régionales en cas de "risque majeur" de victoire du Front national. Une prise de position trop rapide, selon le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, tête-de-liste PS en Ile-de-France, où la droite est donnée favorite, selon un sondage publié dimanche. ID:nL5N1230MN "Je répondrai à cette question au soir du premier tour", a-t-il déclaré dimanche sur Canal +, préférant que le PS aille d'abord à la reconquête des abstentionnistes. A droite, le maire LR de Bordeaux Alain Juppé n'a pas non plus souhaité se prononcer à ce stade sur l'éventualité d'un "front républicain". "Je ne m'engagerai pas dans ce processus-là aujourd'hui", a-t-il dit dimanche dans l'émission "Le Grand Jury" sur RTL, LCI et Le Figaro. "On verra bien si nous sommes derrière ou si nous sommes devant", a ajouté le candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017. Les listes Les Républicains-UDI arrivent en tête des intentions de vote pour les élections régionales de décembre au niveau national, juste devant les listes Front national, selon un sondage Elabe pour Marianne publié jeudi. (Chine Labbé)

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  • dhote le dimanche 4 oct 2015 à 16:56

    La prochaine tempête des régionales va le déraciner.