Saône-et-Loire: 3 enfants découverts morts, la mère sous l'emprise de médicaments

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Trois garçons, deux jumeaux de 18 mois et leur frère de 6 ans, ont été retrouvés morts dans la nuit de vendredi à samedi dans leur maison en Saône-et-Loire et leur mère, qui était "sous l'emprise de médicaments", a été hospitalisée sans avoir pu être entendue par les enquêteurs.

Les faits se sont déroulés dans la petite commune de Gergy, située une dizaine de kilomètres au nord-est de Chalon-sur-Saône, où la mère, âgée d'une trentaine d'années et en cours de séparation, s'était installée seule avec ses enfants "il y a trois ou quatre mois", selon le voisinage interrogé sur place par l'AFP.

D'après les gendarmes, c'est un proche qui, tentant de la joindre en vain par téléphone vendredi après-midi, a fait la macabre découverte et donné l'alerte. Selon des premières informations non confirmées, les enfants auraient pu mourir étouffés.

"On ne sait pas ce qui s'est véritablement passé dans la maison", a indiqué samedi matin à l'AFP le procureur de la République de Chalon-sur-Saône, Christophe Rode.

Du fait de son état, la jeune mère "ne pourra être entendue au moins de la journée et sans doute du week-end", a conclu le procureur. Il a indiqué, que dans l'attente de nouveaux développements, il ne devrait pas prendre à nouveau la parole dans la journée de samedi, voire seulement lundi.

"Sous l'emprise de médicaments"

A l'arrivée des secours dans le pavillon, "la maman semblait clairement sous l'emprise de médicaments" et en raison de cet état, "elle n'a pu être entendue, ni placée en garde à vue", a ajouté le magistrat, indiquant encore qu'elle était hospitalisée à Chalon.

"Il y a incompatibilité entre son état et le fait qu'elle puisse être auditionnée par les enquêteurs", a-t-il souligné en précisant que "l'avis du médecin est net".

Les trois petites victimes, dont les plus jeunes étaient des jumeaux, n'ont pas été tuées "à l'arme blanche ou par arme à feu" et "il y avait des médicaments près d'eux dans la maison", a précisé le procureur.

Emportés dans la nuit par les pompiers, les corps des enfants doivent être autopsiés pour déterminer "comment ils sont morts", a ajouté M. Rode sans pour autant donner de date pour cet acte de procédure.

L'accès du pavillon, situé dans une petite rue calme près du château d'eau du village, est interdit avec une banderole jaune de la police scientifique mentionnant "Défense d'entrer" autour du portail et des scellés sur la porte d'entrée, ont constaté samedi matin des journalistes de l'AFP.

En fin de matinée, plusieurs agents de la police scientifique sont venus effectuer des prélèvements sur le lieu de la découverte. Ils se sont refusés à tout commentaire face aux nombreux journalistes sur place.

"Ma réaction, c'est que c'est juste horrible et que j'ai juste à dire qu'il ne faut pas juger les personnes avant de les connaître", a déclaré devant la presse Julie, une voisine prétendant être une "amie" de la mère.

"Elle était très gentille. Je pense qu'il y avait sûrement un mal être en elle parce qu'elle ne parlait pas beaucoup, mais elle était très douce avec ses enfants. Elle amenait aussi ses deux petits jumeaux à la garderie avec mon fils. Rien ne laissait paraître une femme si désespérée", a-t-elle encore estimé.

Pour Jean, un autre voisin, elle était "très discrète" et ses "enfants étaient tout le temps bien". "C'est en face, j'ai jamais entendu crier après ses enfants, non, non", a-t-il souligné.

Un autre voisin a témoigné à l'AFP qu'il ne voyait la jeune femme "que lorsqu'elle allait accompagner l'aîné à l'école".

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  • dupon666 le samedi 2 nov 2013 à 15:32

    faut mettre les dealers en taule