Sanxay, village libéré

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Sanxay, village libéré
Sanxay, village libéré

Dans un petit village de la Vienne, un club de foot fait parler de lui depuis quelques semaines. L'US Sanxay affiche en effet sur ses maillots l'adresse d'un club libertin de la région dans le cadre d'un sponsoring. Un dossier brûlant.

Sur le bord de la touche, Roberto di Rico observe. D'un regard détaché, d'un œil amusé aussi. Ce dimanche-là, Il est venu supporter les joueurs de l'US Sanxay, petite équipe de 5e division départementale, pour la première fois. Non pas que l'attrait de l'homme soit irrépressible pour la balle ronde, mais Roberto y a placé quelques billes. 476 euros exactement. Et malgré la défaite face au Smarves 1936 FC (1-2), sa joie n'est qu'à peine entamée. Sur les tuniques de Sanxay s'affiche en effet la relation qui unit l'homme et ce club, fier représentant d'un village d'environ 500 habitants : "On échange tout, sauf nos maillots". Une boutade, suivie d'une adresse internet, en guise de coup de pub pour Di Rico, fier patron du club libertin le Cercle rouge situé quelques kilomètres plus loin à Cloué, et désormais sponsor officiel de l'US Sanxay. Dans la campagne viennoise, l'initiative dénote forcément. Surtout, on se demande par quel mécanisme ce patron du plaisir en est venu à dénuder une partie de sa caisse pour habiller ces footballeurs du week-end. Un simple rencontre dans l'établissement aura suffi.
Strip et tease
Ce soir-là, Pierre-Louis Huygues, fier membre de l'effectif, fête son anniversaire en compagnie d'autres coéquipiers et amis. Dans sa tête, l'envie de s'amuser, mais aussi de découvrir ce lieu qui fait tant parler dans la région depuis son ouverture il y a environ un an : "Ils sont arrivés en 4e mi-temps. On a discuté, ils étaient très gais, et nous, même à jeun, on est très gais. Y a eu des strips, et puis on en est venus à parler des maillots, et puis ça les a interpellés. Ils nous ont dit : "Ah bah c'est joli, mais nous, on peut rien enlever." Voilà, on est partis dans des conversations un peu à l'arrachée" se remémore Roberto Di Rico, tenancier du complexe. Un coin discothèque, 15 espaces câlins, un sauna, des spas Au Cercle rouge, tout est fait pour varier désirs et plaisirs. Ainsi, c'est attablé, les verres pleins, les vêtements portés, que les futurs associés entament les négociations : "On était plus sur un trip entre nous, on cherchait un sponsor maillot parce qu'on n'avait plus rien, donc on a dit pourquoi pas. C'était marrant ", explique Huygues, principal artisan de l'accord. Simple discussion de comptoir, le dialogue ne reste pourtant pas enfermé dans la cage des effluves d'alcool et des corps qui s'exposent.



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