Santé : un anti-épileptique à l'origine de plus de 370 cas de malformations

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Santé : un anti-épileptique à l'origine de plus de 370 cas de malformations
Santé : un anti-épileptique à l'origine de plus de 370 cas de malformations

Au moins 370 cas de malformations à la naissance en France, c'est le triste bilan de la prise d'un anti-épileptique, le valproate et ses génériques, par des femmes enceintes, selon le député socialiste spécialiste des questions de santé, Gérard Bapt. Ce député de Haute-Garonne, ancien président de la mission parlementaire sur le scandale du Mediator, estime jeudi dans un communiqué que ce «drame sanitaire» «révèle les dysfonctionnements majeurs» des organismes européens de surveillance des médicaments.

Le mois derniier, une première plainte avait été déposée près du procureur de la République de Paris par Me Charles Joseph-Oudin au nom d'une famille dont les enfants souffrent de malformations à la suite de la prise de ce type d'anti-épileptique pendant la grossesse de la mère.

Les «effets tératogènes», à savoir de risques de malformations sur les foetus de ces médicaments (commercialisés à l'origine par Sanofi sous le nom commercial de Dépakine), sont connus «depuis de nombreuses années», selon l'Agence française du médicament (ANSM).

Cette dernière a récemment durci les conditions de prescription pour la famille de médicaments contenant du valproate qui «ne doivent pas être prescrits chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux alternatives médicamenteuses»

Une meilleure surveillance des résultats de pharmacovigilance

Le député Bapt critique la lenteur de la réaction des agences sanitaires : «Une meilleure surveillance des résultats de pharmacovigilance et de veille scientifique aurait depuis des années permis d'éviter des centaines de drames familiaux.»

Selon lui l'Agence européenne du médicament (EMA) a été saisie de ce dossier en 2013 à la demande de l'agence britannique du médicament, après l'action d'associations de victimes dans ce même pays. L'EMA a préconisé dès octobre ...

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