Santé : les animaux parfait médiateurs auprès des personnes fragiles

le , mis à jour à 11:20
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Santé : les animaux parfait médiateurs auprès des personnes fragiles
Santé : les animaux parfait médiateurs auprès des personnes fragiles

Ses collègues de travail s'appellent Pin-up, Happy, Yuki ou Berlioz. Les noms de ses chiens, de ses cochons d'Inde et de ses lapins avec qui Catherine Barthalot intervient dans des établissements pour personnes handicapées ou patients âgés dépendants. Neuf ans que cette ancienne blouse blanche de l'hôpital Paul-Brousse à Villejuif (Val-de-Marne) est devenue la première infirmière zoothérapeute. Dans les hôpitaux, les cliniques ou les maisons de retraite, les animaux ont pris leur place auprès des équipes soignantes en complément des méthodes dites traditionnelles : c'est ce qu'on appelle la médiation animale (ou zoothérapie). Cette discipline a fait l'objet d'un congrès à Paris qui s'est achevé hier.

 

Dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, Catherine intervient dans des unités où les résidents ont des troubles cognitifs très sévères de type Alzheimer par exemple. « Des troubles du comportement également, ajoute la zoothérapeute. Comme ce monsieur qui souffre d'hyper déambulation et ne s'arrête jamais de marcher en regardant droit devant lui. Lorsque la chienne est présente, il centre son attention sur elle. Lui donner des gâteaux l'oblige à s'asseoir et donc à s'apaiser. » Dans une maison d'accueil spécialisée, elle revoit « ce jeune schizophrène, très agressif, se calmer en brossant les poils longs du cochon d'Inde ».

 

Catherine Barthalot est à la tête de l'association 4 Pattes Tendresse, située à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne). L'aventure a débuté en 1992. Elle est alors « simple » infirmière. « Lors d'une réunion avec la chef de service, nous cherchions des solutions pour améliorer le bien-être des patients. J'avais noté que lorsque la fille d'une patiente venait avec son chien, cela déclenchait plein de réactions auprès des autres personnes âgées. Des gens, prostrés au fond de leur fauteuil en position fœtale, se redressaient. Leur ...

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