Santé : le don d'organes, en parler c'est vital

le , mis à jour à 09:51
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Santé : le don d'organes, en parler c'est vital
Santé : le don d'organes, en parler c'est vital

Il y a ceux qui vous jurent que pour eux c’est réglé. La preuve : ils ont une carte de donneur dans leur portefeuille. Si jamais ils devaient avoir un accident avec un diagnostic de mort cérébrale, ils donneront tous leurs organes et un autre vivra avec un peu d’eux. Légalement elle ne vaut rien, mais au moins permet-elle une communication plus facile entre médecins et proches... au cas où. Il y a ceux qui voudraient bien pour le cœur, un rein, mais les yeux, pas question. Et ceux à qui l’idée même d’évoquer le sujet fait horreur. « Eh oui, convient le Dr Julien Charpentier, médecin réanimateur et coordinateur des prélèvements d’organes à l’hôpital Cochin (AP-HP) à Paris, le sujet n’est pas des plus simples à lancer comme une fleur en plein repas familial du dimanche. »

 

A un moment plus choisi peut-être, la question devrait pourtant s’imposer à chacun, avec ses proches. La Journée nationale de réflexion sur le don d’organes, anonyme et gratuit, aujourd’hui, assortie d’une campagne télévisée et d’un site interactif, ne sera pas de trop pour y inciter les Français. Car dans leur immense majorité, ils n’en savent pas grand-chose.

 

En effet, 7 % seulement connaissent vraiment la loi qui encadre le don d’organes et de tissus en France depuis 1976 ! Depuis quarante ans, et la loi de santé votée fin décembre l’a réaffirmé, nous sommes tous donneurs présumés. Sauf à avoir manifesté le contraire, même oralement, auprès des siens, famille ou être aimé, les plus susceptibles de se trouver au pied du lit de réanimation et questionnés sur nos dernières volontés. Un cas finalement assez rare.

 

Un don dans près d'un cas sur deux

 

Le prélèvement de cœur, poumons, reins ou foie, organes les plus fréquents car presque sans limite d’âge, n’est en effet envisageable qu’en cas de mort cérébrale : il doit alors intervenir dans la douzaine d’heures qui suit, les ...

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