Sans union autour de Hollande, la gauche sera balayée, dit Valls

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    PARIS, 12 avril (Reuters) - Si la gauche ne se rassemble pas 
autour de François Hollande en 2017, "tout le monde sera 
balayé", prévient Manuel Valls à un an de l'élection 
présidentielle. 
    Dans un entretien à paraître mercredi dans Libération, le 
Premier ministre juge que la politique française doit changer et 
que des "pactes" peuvent être scellés entre la gauche et la 
droite, face à la montée du Front national. 
    Prié de dire si le chef de l'Etat avait une chance d'être 
réélu s'il était candidat en 2017, Manuel Valls répond : "Je 
pense que tout est possible et qu'il est capable de recréer une 
dynamique." 
    "Pour cela, il faut que l'esprit collectif l'emporte sur les 
aventures individuelles. Il faut que la gauche se retrouve 
autour du président de la République. C'est le seul moyen de 
l'emporter. Sinon tout le monde sera balayé", ajoute-t-il, en 
reconnaissant la faiblesse de la cote du président dans les 
sondages. 
    "Même si le lien s'est distendu, c'est François Hollande qui 
a été élu, c'est lui qui a créé une relation avec les Français. 
Il faut que nous défendions son bilan mais il lui appartient, 
surtout, de dire la suite, de montrer le chemin", poursuit 
Manuel Valls, alors que le chef de l'Etat doit participer à une 
émission politique jeudi soir sur France 2. 
    Interrogé sur la possibilité d'un gouvernement de coalition 
gauche-droite, sur le modèle allemand, il répond que "sans nier 
les différences entre la gauche et la droite, il est évident que 
l'on peut parfaitement nouer des pactes. Et de ce point de 
vue-là, je suis en phase avec Emmanuel Macron".  
    Une référence au mouvement politique "En marche" lancé la 
semaine dernière par le ministre de l'Economie.   
    Le Premier ministre ajoute être convaincu depuis les 
attentats de janvier et novembre 2015 en France qu'"on ne peut 
plus faire de la politique comme avant". 
    "La future élection présidentielle ne pourra pas être une 
répétition des précédentes avec l'affrontement classique entre 
la droite et la gauche. Je ne vois pas non plus les gagnants 
gouverner seuls, et les perdants reprendre leur cycle de congrès 
ou d'assises", estime-t-il.   
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Elizabeth Pineau) 
 
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  • glitzy il y a 8 mois

    Et avec union autour de Hollande, elle sera anéantie