Sans Schengen, plus de monnaie unique, prévient Juncker

le
2
    BRUXELLES, 25 novembre (Reuters) - La survie d'une zone 
Schengen "partiellement comateuse", mais aussi de la monnaie 
unique européenne, sera menacée si les pays membres de l'Union 
européenne continuent de dresser des barrières internes pour 
empêcher l'arrivée de réfugiés, a estimé mercredi le président 
de la Commission Jean-Claude Juncker.  
    "Une monnaie unique n'a pas de sens si Schengen s'effondre. 
C'est l'une des pierres fondatrices de la construction 
européenne", a déclaré le chef de l'exécutif bruxellois devant 
le Parlement européen.  
    Quelque 1.500 migrants sont actuellement bloqués dans le 
nord de la Grèce sans pouvoir franchir la frontière macédonienne 
depuis que les pays de l'ouest des Balkans (Croatie, Serbie, 
Macédoine, Slovénie) ont décidé de ne laisser passer que les 
réfugiés fuyant les conflits en Syrie, en Irak et en Afghanistan 
et de refouler les migrants dits "économiques".  
    Les Nations unies ont condamné mardi ces mesures prises pour 
filtrer les migrants en fonction de leur nationalité. "La 
sélection des demandeurs d'asile sur la base de leur nationalité 
présumée viole le droit de toute personne à demander l'asile, 
indépendamment de sa nationalité, et à obtenir que son cas 
individuel soit entendu", dit Ban Ki-moon, secrétaire général de 
l'Onu.  ID:nL8N13J5HN      
    Plusieurs dizaines de milliers d'autres migrants et réfugiés 
se trouvent en Macédoine, en Serbie et en Croatie depuis que les 
pays plus au nord appartenant à la zone Schengen ont érigé des 
clôtures pour empêcher leur passage.  
    L'Europe doit dire qu'elle ne peut plus accueillir autant de 
migrants, a estimé mercredi le Premier ministre français Manuel 
Valls, pour lequel un strict contrôle des frontières externes de 
l'UE est essentiel pour préserver l'avenir du bloc des 
Vingt-Huit.  ID:nL8N13K2WP  
 
 (Thomas Escritt, Yannis Behrakis; Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • odnaz le mercredi 25 nov 2015 à 17:56

    Chouette ! Plus de Schengen, plus d'euro, plus de totalitarisme bruxellois, plus de Juncker, .... enfin libres. Pour le meilleur et pour le pire mais libres et souverains. Quel joueur de flûte ce Juncker.

  • gustav10 le mercredi 25 nov 2015 à 17:28

    Ce n'est qu'une question de volonté. Le marchandage aux réfugiés n'est qu'un argument. Modifiez les lois concernées et vous y arriverez.