Sans moteur franco-allemand, l'Europe tire à hue et à dia

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DÉCRYPTAGE - Merkozy, c'est fini ! Il flotte comme un petit air de Mai 68 au Conseil européen, la plus sévère des institutions de l'UE, celle où chaque gouvernement veut faire entendre sa voix.

François Hollande a réécrit la règle du jeu avec Angela Merkel, dans ce que l'on peine à appeler encore le couple franco-allemand. Et, pour reprendre le mot d'un témoin du dernier huis clos au sommet de Bruxelles, mercredi soir, la parole des vingt-cinq autres s'en trouve en quelque sorte libérée.

Le nouveau président français veut à tout prix se décoller, au moins jusqu'aux législatives, de l'image austère qui colle à la chancelière et de la soumission que l'on prêtait à Nicolas Sarkozy. Jusqu'à la parodie. À l'ouverture du sommet, sous l'œil des caméras, François Hollande n'a ni salué Angela Merkel, ni même croisé son regard, dans un contraste frappant avec les arrivées bras dessus, bras dessous appréciées de son prédécesseur. Puis, devant la presse, il a loué une Europe new look dans laquelle «chaque pays compte et doit être entendu». Comprendre: l'Allemagne pas plus que les autres.

Les semaines qui viennent diront ce que va devenir le grand projet e

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