Sans accord syndical, Renault dit qu'il sera forcé d'agir

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SANS ACCORD SYNDICAL, RENAULT DIT QU'IL SERA FORCÉ D'AGIR
SANS ACCORD SYNDICAL, RENAULT DIT QU'IL SERA FORCÉ D'AGIR

PARIS (Reuters) - Renault ne pourra pas rester sans rien faire s'il ne parvient pas à un accord de compétitivité avec les syndicats pour pérenniser ses usines françaises, a prévenu mercredi le directeur des opérations du groupe en France, sans évoquer les options à l'étude.

A l'issue d'une nouvelle séance de négociations mardi, plusieurs organisations syndicales ont déclaré que le directeur des ressources humaines (DRH) France du groupe avait évoqué la menace de la fermeture de deux sites s'il n'y avait pas d'accord, ce que Renault a démenti.

"S'il n'y a pas d'accord, il est impossible de rester sans rien faire, tout est ouvert, nous serons amenés à étudier toutes les hypothèses possibles, mais pour l'instant il n'y a pas de plan B", a déclaré Gérard Leclercq, directeur des opérations France de Renault, sur la radio BFM Business.

"Qu'il y ait des inquiétudes qui se manifestent, tout cela est parfaitement légitime, mais ce qu'il faut regarder, ce sont les engagements que l'on prend et ce que l'on souhaite obtenir dans le cadre d'un accord pour justement ne fermer aucun site en France", a-t-il ajouté.

Renault a promis en échange d'un accord de ne pas fermer de site en France sur la durée de l'accord et de mieux charger les usines de l'Hexagone avec la production de 80.000 véhicules supplémentaires pour le compte de ses partenaires, notamment Nissan et Daimler, à l'horizon 2016.

Interrogé sur la menace de fermer deux sites en particulier, ce que plusieurs syndicats ont assimilé à un chantage, le ministre du Travail Michel Sapin a appelé les deux parties à faire preuve de loyauté dans leurs échanges.

"Je ne suis pas dans la négociation, moi je fixe des bornes", a-t-il dit sur RTL. "Je dis que cette négociation doit être loyale, qu'elle doit être responsable, et que tous les moyens ne sont pas bons dans une négociation."

"Il ne doit pas y avoir de chantage, ni d'un côté ni de l'autre, il doit y avoir une négociation ferme mais loyale sur les solutions (...) et je suis persuadé que ces négociations vont aboutir à un accord", a ajouté Michel Sapin.

Renault souhaite parvenir à un accord fin janvier ou début février. Les négociations reprennent mardi prochain.

Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

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