Sanofi-Une succession du DG pas à l'agenda du conseil

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* Le conseil pourrait discuter du départ de Viehbacher-Les Echos * La question n'est pas à l'ordre du jour-communiqué du conseil * Viehbacher a restructuré la recherche et l'outil industriel (Actualisé avec la lettre de Chris Viehbacher publié sur le site des Echos) par Noëlle Mennella et Natalie Huet PARIS, 27 octobre (Reuters) - Le conseil d'administration de Sanofi SASY.PA fait savoir lundi que la succession du directeur général Chris Viehbacher ne figure pas à l'ordre du jour de sa réunion prévue aujourd'hui après un article des Echos indiquant que le sujet pourrait être abordé. Dans un communiqué, le laboratoire pharmaceutique souligne que cette réunion ordinaire du conseil est "principalement dédiée à l'examen des résultats trimestriels et que la succession de Chris Viehbacher ne figure pas à l'agenda". Par la suite, Les Echos ont publié une lettre datée du 4 septembre et adressée par Chris Viehbacher au conseil d'administration dans laquelle le directeur général demande que sa situation soit clarifiée le plus rapidement possible. Evoquant dans ce courrier une "rumeur" selon laquelle le président de Sanofi, Serge Weinberg, lui cherche "activement" un successeur, Chris Viehbacher ajoute n'avoir constaté aucunes divergences stratégiques au cours de ses "discussions régulières avec le président du conseil d'administration." Dans sa lettre au conseil, Chris Viehbacher souligne qu'un changement de directeur général pourrait être préjudiciable aux intérêts des actionnaires. Personne n'a pu être joint dans l'immédiat chez Sanofi pour commenter cette information. Les Echos croient savoir que ce conseil sera précédé d'un déjeuner entre administrateurs auquel Chris Viehbacher n'a pas été convié, relançant ainsi des rumeurs courant depuis l'été sur une éventuelle succession prématurée du dirigeant. "Comme tout conseil d'administration d'une entreprise cotée en Bourse, le conseil d'administration de Sanofi se réunit de temps en temps en sessions non-exécutives pour discuter d'un large éventail de sujets", déclare Sanofi dans son communiqué. Après la publication de la lettre de Chris Viehbacher, vers 16h00, l'action Sanofi cédait 1,52% à 84,32 euros à la Bourse de Paris, faisant ressortir une capitalisation boursière de près de 111 milliards d'euros, la plus élevée du CAC 40 .FCHI . Dans le même temps, l'indice sectoriel européen n'abandonnait que 0,25%. "Une telle évolution constituerait une surprise et serait considérée comme très négative par le marché compte tenu du fait que M. Viehbacher a un bon bilan depuis qu'il est numéro un", commente un trader en poste à Paris. Premier dirigeant de Sanofi d'origine étrangère, Chris Viehbacher, qui est germano-canadien, a considérablement transformé le groupe depuis qu'il en a pris la direction. Il a notamment réduit la recherche interne qu'il ne jugeait pas assez productive et a également organisé la riposte à la concurrence des génériques en misant sur les biotechnologies et la santé animale. A L'ECART DE LA VAGUE DES FUSIONS-ACQUISITIONS Le directeur général, aujourd'hui installé aux Etats-Unis, s'est employé à faire évoluer Sanofi vers le modèle de l'innovation ouverte pratiquée depuis de nombreuses années déjà par ses concurrentes. Cela s'est traduit par la conclusion de nombreux partenariats et accords de coopération mais, depuis l'acquisition de Genzyme en 2011 pour 20 milliards de dollars, le laboratoire est resté à l'écart de la vague de fusions-acquisitions qui ont marqué son secteur. Le groupe est aujourd'hui réorganisé autour de "plateformes de croissance" censées assurer son avenir, dont les pays émergents, les maladies rares ou les vaccins. En juillet dernier, un document interne avait filtré dans le presse révélant que dans le cadre d'un projet baptisé "Phoenix", le groupe voulait céder un portefeuilles de 200 produits anciens valorisé à quelques 6,3 milliards d'euros ID:nL6N0PR3IP . Les restructurations lancées depuis l'arrivée de Chris Viehbacher, surnommé en interne "smiling killer", ont par ailleurs entraîné, selon la CGT, la suppression de plus de 4.500 emplois en France dont 2.000 dans la recherche et développement. La lettre de Chris Viehbacher : http://bit.ly/ZTkrm8 (avec Alexandre Boksenbaum-Granier, Mathieu Protard, édité par Matthias Blamont)


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