Sanofi : une acquisition à réussir, un cap à passer

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En mettant la main sur Medivation, le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt veut redonner du tonus à la croissance du groupe français. (© Sanofi)
En mettant la main sur Medivation, le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt veut redonner du tonus à la croissance du groupe français. (© Sanofi)

Il n’a pas de temps à perdre. Moins d’un mois après avoir formulé une offre de rachat de 9,3 milliards de dollars sur Medivation, les dirigeants de Sanofi prennent le taureau par les cornes. Le 25 mai, ils ont entamé une procédure de révocation des administrateurs de la biotech américaine.

Une fois le feu vert administratif obtenu, ils pourront écrire directement aux actionnaires de Medivation et leur proposer le remplacement des administrateurs par leurs propres candidats. Cette procédure baptisée consent sollicitation est une originalité du droit boursier de l’État du Delaware, où Medivation est enregistré. Elle a l’avantage de dispenser les protagonistes d’une assemblée générale. Une fois la lettre en main, les actionnaires ont 60 jours pour répondre.

Le risque d’une surenchère

Sanofi veut faire vite. En effet, les dirigeants de Medivation refusent de discuter, alors même que le groupe français se dit prêt à relever son offre. Or, la rumeur bruisse que d’autres prétendants entreraient en jeu. Les groupes Pfizer et Amgen auraient déjà eu accès aux informations confidentielles, dans le cadre de due diligences dont Sanofi a été exclu, selon Reuters.

Pour Sébastien Malafosse, analyste chez Oddo, la tournure hostile que prend cette opération est de mauvais augure : «Medivation semble s’être braqué sur le prix excessivement bas proposé par Sanofi». Pour Martial Descoutures, chez

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