Sanofi s'en sort mieux que prévu au deuxième trimestre

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SANOFI PUBLIE DES RÉSULTATS MEILLEURS QUE PRÉVU
SANOFI PUBLIE DES RÉSULTATS MEILLEURS QUE PRÉVU

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Sanofi a pâti au deuxième trimestre de la perte de ses brevets sur deux de ses principaux médicaments aux Etats-Unis mais compte sur un strict contrôle de ses coûts pour faire face aux incertitudes liées aux résultats de sa recherche.

Ses bonnes performances dans le diabète, où le Lantus enregistre à fin juin une croissance à deux chiffres, ainsi que les avancées du laboratoire dans les pays émergents ont cependant permis au groupe pharmaceutique de publier des résultats meilleurs qu'attendu par les analystes.

A fin juin, son chiffre d'affaires est ressorti à 8.870 millions (+6,2%) au regard d'un consensus de 8.645 millions.

Au deuxième trimestre, les ventes de Plavix, privé le 17 mai du brevet qui le protégeait aux Etats-Unis, ont chuté de 59,9% aux Etats-Unis. Celles d'Avapro ont reculé de 69,6% à la suite de la perte d'exclusivité du produit le 30 mars.

Le résultat opérationnel trimestriel du groupe a baissé de 5,6% à 2.779 millions d'euros (consensus 2.819,6 millions) et le résultat net de 9,6% à 1.944 millions (consensus 1.863 millions), tandis que le BNPA a reculé de 9,8% à 1,48 euro (consensus 1,41 euro).

Pour la totalité de l'exercice 2012, Sanofi s'attend toujours à une baisse de son bénéfice par action de 12% à 15% à taux de change constant.

90% DES RISQUES SUR LES GÉNÉRIQUES GÉRÉS

Sanofi dit avoir réalisé des "avancées significatives" dans sa recherche et développement en soulignant les travaux réalisés en collaboration avec Regeneron Pharmaceuticals dans le traitement du cholestérol et ses premiers résultants encourageants dans le vaccin contre la dengue.

Se voulant rassurant, Chris Viehbacher, le directeur général de Sanofi, a assuré lors d'une conférence téléphonique que 90% des pertes de brevets qui menacent le groupe sont aujourd'hui derrière lui.

Reste qu'en oncologie, Sanofi a dû retirer toutes ses demandes d'autorisation de mise sur le marché du sémuloparine à la suite des commentaires émis par les autorités réglementaires.

De même, le groupe annonce que les études de phase II visant à évaluer Ombraline dans le cancer du poumon non à petites cellule n'ont pas satisfait son critère d'évaluation principal.

Enfin, Sanofi a décidé de ne pas poursuivre l'enregistrement du Clofarabine dans le traitement de la leucémie myéloïde aiguë.

Ces déboires en R&D et les pertes de chiffre d'affaires liées à la copie de ses produits, qui auront un impact négatif de 1,4 milliard d'euros en 2012, ont incité Sanofi a engager un vaste programme de restructuration.

L'annonce récente d'une réorganisation de sa recherche en France, prévoyant notamment des suppressions de postes de chercheurs sur ses sites de Toulouse et de Montpellier, a suscité une forte mobilisation tant du côtés des salariés que des élus locaux.

Il toucherait, selon les syndicats, entre 1.200 et 2.500 salariés sur les quelque 28.000 que le groupe emploie aujourd'hui en France.

Chris Viehbacher n'a pas donné d'indications relatives à ce plan, lié, a-t-il dit, aux risques dans lesquels s'inscrit l'évolution de la R&D du groupe. Il a précisé que le plan serait détaillé en septembre tout en se disant ouvert au dialogue avec les organisations syndicales.

Sanofi, qui a déjà supprimé 4.000 postes entre 2009 et 2011, n'a pas à ce jour fait de communication officielle sur l'impact social de son projet de réorganisation, qualifié "d'abusif" par Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.

Edité par Dominique Rodriguez

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  • dchatene le jeudi 26 juil 2012 à 09:13

    ils ne licencieront que 1999 personnes au lieu de 2000......... ainsi va la finance!!