Sanofi défend son vaccin Gardasil après neuf nouvelles plaintes

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SANOFI DÉFEND SON VACCIN GARDASIL APRÈS NEUF NOUVELLES PLAINTES
SANOFI DÉFEND SON VACCIN GARDASIL APRÈS NEUF NOUVELLES PLAINTES

PARIS (Reuters) - Sanofi Pasteur MSD a réaffirmé mercredi l'efficacité de son vaccin Gardasil contre le cancer du col de l'utérus après le dépôt de neuf nouvelles plaintes de jeunes femmes au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Ces femmes "ont en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination alors qu'elles n'avaient pas d'antécédents médicaux", a déclaré leur avocate, Me Camille Kouchner.

La plainte a été déposée mardi contre X pour "atteinte involontaire à l'intégrité physique et tromperie aggravée". Huit plaignantes ont entre 18 et 24 ans et la dernière à une quarantaine d'années.

Elle ne vise pas nommément le laboratoire Sanofi Pasteur, qui a lancé ce vaccin en 2006, "car il y a beaucoup d'intervenants" et parce qu'il "faut chercher la responsabilité de chacun", a expliqué l'avocate.

En novembre, une première victime présumée du Gardasil vivant dans le Sud-Ouest avait déposé plainte contre Sanofi Pasteur MSD et l'Agence du médicament pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine".

Cette jeune fille de Bayonne souffre d'une sclérose en plaques.

Sanofi Pasteur MSD avait alors démenti tout lien entre le Gardasil et la survenue de cas de sclérose en plaques.

Dans un communiqué, le laboratoire déplore mercredi "le discrédit jeté sur son vaccin en contradiction avec les publications nationales et internationales disponibles, et l'avis des autorités de santé et de la communauté scientifique".

"Les conséquences potentielles, sur la baisse du taux de couverture vaccinale déjà bas en France, constituent, pour les jeunes filles françaises une perte de chance regrettable d'être protégées contre des maladies parfois graves", écrit-il.

Pour Sanofi Pasteur, "la coïncidence temporelle entre une vaccination et la survenue d'une maladie ne signifie pas que le vaccin soit en cause".

Les études menées dans plusieurs pays (France, Etats-Unis, Danemark, Suède) "n'ont pas mis en évidence d'augmentation du risque de survenue de maladies graves dans les populations vaccinées par Gardasil par rapport aux populations non vaccinées" avance-t-il.

Moins d'un tiers des adolescentes françaises étaient vaccinées contre le cancer du col de l'utérus en 2011.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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