Sanofi condamné pour harcèlement sur un ex-cadre qui se dit «lanceur d'alerte»

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Sanofi condamné pour harcèlement sur un ex-cadre qui se dit «lanceur d'alerte»
Sanofi condamné pour harcèlement sur un ex-cadre qui se dit «lanceur d'alerte»

Sanofi a été récemment condamné pour harcèlement moral face à un ancien cadre licencié, qui se revendique «lanceur d'alerte» pour avoir dénoncé des «anomalies» dans la fabrication d'un produit phare de la société. Dans un arrêt du 15 avril, la cour d'appel de Versailles a jugé son licenciement «nul» et considéré comme «établi» le harcèlement moral dont il a fait l'objet, sans toutefois se prononcer sur les causes de celui-ci.

Jacques Poirier estime avoir été licencié pour avoir «constaté l'existence d'anomalies dans la fabrication» du Lovenox, l'anti-coagulant vedette du groupe, ce que l'entreprise conteste formellement. Embauché en 1980 par Rhône-Poulenc (devenu Sanofi-Aventis puis Sanofi), Jacques Poirier a été promu en 1996 responsable de la sécurité biologique des médicaments. Il était notamment en charge de l'héparine, une substance issue des intestins de porcs, entrant dans la fabrication du Lovenox.

Alors qu'éclate la crise de la vache folle, il «alerte» sa hiérarchie «sur les conditions de sécurisation des héparines et sur les risques en découlant pour la santé publique», selon un courrier cité dans l'arrêt. Le scientifique, par ailleurs représentant du personnel, affirme ne pas avoir été «entendu» et, par la suite, «privé de (ses) attributions et responsabilités». 

220000 euros à débourser

Car en 2000, au moment de l'absorption de Rhône-Poulenc dans Aventis, son poste est supprimé. Il sera licencié trois ans plus tard après avoir subi «un changement de ses conditions de travail» et «perdu certaines de ses responsabilités», tout en restant «de nombreux mois sans affectation», selon l'arrêt de la cour d'appel de Versailles. Or, «il ne peut être imposé au salarié protégé ni modification de son contrat de travail, ni changement dans ses conditions de travail», rappellent les juges.

La société, qui avait obtenu gain de cause en première instance, conteste ...

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