Sangliers morts : la piste des algues vertes se précise

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Les tissus pulmonaires de cinq animaux sur six analysés sont imprégnés de sulfure d'hydrogène, un gaz toxique produit par la décomposition des «laitues de mer». Deux échantillons présentent une concentration très importante.

Pour expliquer la mystérieuse hécatombe de sangliers qui frappe depuis début juillet la baie de Saint-Brieuc, les écologistes et les élus locaux avaient immédiatement songé aux algues vertes. Les premières analyses dévoilées lundi viennent maintenant renforcer leurs soupçons. Les scientifiques ont retrouvé des traces de sulfure d'hydrogène (H2S) dans les poumons de cinq animaux retrouvés morts mi-juillet dans l'estuaire du Gouessant (Côtes-d'Armor). Ce gaz, très toxique, émane des algues vertes en décomposition et leur confère, en plus de leur odeur nauséabonde caractéristique, cette solide réputation de meurtrières.

Le laboratoire spécialisé qui a effectué les tests a notamment décelé des taux très élevés sur deux bêtes. Les concentrations mesurées de 1,47 mg/kg et 1,72 mg/kg sont supérieures à celle retrouvée chez le cheval mort sur une plage du même département en 2009 (1,18 mg/kg). L'animal était décédé des suites d'un ½dème pulmonai

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