Sandrine Aubert, de retour à la Fédération, veut rebondir après deux saisons ratées

le
0
Sandrine Aubert, de retour à la Fédération, veut rebondir après deux saisons ratées
Sandrine Aubert, de retour à la Fédération, veut rebondir après deux saisons ratées

Sandrine Aubert, comment aborder la saison 2012-2013 après deux saisons décevantes ?
J?ai bien récupéré de mes déboires. J?arrive avec un état d?esprit de battante et une mentalité de guerrière. Désormais, j?ai envie de reprendre toutes les places que j?ai perdues et de croquer toutes les filles devant.

Pourquoi avoir voulu quitter la FFS ?
J?en avais marre du collectif. J?ai voulu changer de structure en faisant mon truc de mon côté. Maintenant, j?ai retrouvé exactement la même chose qu?il y a deux saisons. Au niveau des skis, j?avais envie de changer aussi : ça faisait six ans que j?étais avec Fisher, Je souhaitais essayer un autre matériel (Atomic). Au final, ça n?a pas marché. Je suis aujourd?hui de nouveau chez Fisher et au sein de la Fédé.

Quelle est la différence de performance entre les skis Fisher et Atomic ?
Au niveau des sensations, c?est un peu l?opposé. J?avais envie de quitter les skis Fisher car je me sentais trop à l?aise dessus. C?était une erreur car ce changement m?a appris que la difficulté n?était pas mon truc. Les skis Atomic sont plus exigeants, plus difficiles à manier et pardonnent moins les fautes. Il faut être plus rigoureux. Je fais partie des skieurs qui ont besoin de lâcher les skis et de se sentir libérés pour aller vite. Chez Fisher, on retrouve un ski qui glisse tout seul.

« Je ne pouvais pas m?asseoir sur l?argent »

A quel moment avez-vous pris conscience de cela ?
A peu près au bout de trois mois sur un contrat conclu pour deux années. Dès le départ, j?ai su que ça allait être compliqué. J?ai failli casser mon contrat mais l?argent est aussi important pour moi. Je ne pouvais pas me permettre de m?asseoir sur cet argent car je vis aussi de cela.

Avez-vous retrouvé ces sensations ?
Je les ai retrouvées au bout de quelques jours. Ça permet de regarder ailleurs sans qu?il ne t?arrive quoique ce soit. C?est agréable de descendre sans avoir à se concentrer sur la porte suivante.

Quel bilan tirez-vous de ces deux années infructueuses en termes de résultats ?
J?avais envie d?essayer et de vivre de nouvelles choses car ça faisait une dizaine d?années que j?étais au sein des groupes de la FFS et ça devenait vraiment difficile de supporter le quotidien du collectif. Je suis partie pour vivre une nouvelle aventure et être entraînée par mon copain.

Ne vivez-vous pas cette expérience comme une stagnation dans votre évolution sportive ?
Pas du tout. En termes de résultats, il est certain qu?il y a eu une chute, une grande dégringolade mais en termes d?expérience et d?acquis, je me sens plus sereine pour diverses raisons. Ça peut paraître étonnant de dire ça car aujourd?hui rien ne va plus : je suis 35eme mondiale, ma meilleure performance l?an dernier était une quinzième place? Il faut que je remette tout en place mais je sais comment m?y atteler car je connais le goût de la victoire. Je pars avec un gros bagage, en ayant rempli la valise de multiples expériences.

« Avec les autres skieuses, on skie ensemble et c?est déjà pas mal »

Avez-vous retrouvé du plaisir à retourner dans le collectif de la FFS ?
Pas du tout (rire) ! Je n?aime pas ce mode de fonctionnement, ce n?est pas mon truc. Je préfère un encadrement plus personnel car lorsque l?on se retrouve sur les skis, on se bat uniquement contre la montre. D?un autre côté, s?il n?y a pas la Fédération, personne ne pourrait faire du ski. Ça coûte beaucoup trop cher. Je n?aime pas ce système collectif mais je suis bien contente de profiter de la FFS. La Fédé m?a accueillie les bras ouverts, alors que deux années auparavant, je n?avais plus envie d?y être. Avec les autres skieuses, on skie ensemble et c?est déjà pas mal. Je ne me marre que lorsque je suis sur le podium.

Cette année, quel sera l?objectif de la nouvelle Sandrine ?
Il faut que je me règle, que je trouve mes limites, que je sache à 80% comment je skie. L?important est d?être certaine de savoir ce que j?ai dans mes jambes et sous les pieds. Je veux commencer la saison avec cet état d?esprit en étant prête dès la première course.

Donc aucun objectif précis ?
Loin de là. Le but est de faire des manches entières avec des parties rapides et d?autres plus statiques, plus réfléchies?Mes objectifs sont uniquement tactiques et techniques. Je sais que je fais de bons chronos à l?entraînement mais ça, tout le monde le sait et le fait. Cet été, j?ai skié correctement, mais pas mieux que la quinzième place. C?est déjà bien mais maintenant, il faut accélérer.

Propos recueillis par Nicolas GUIGUES

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant