Sanchez-Vargas, duo infernal

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Sanchez-Vargas, duo infernal
Sanchez-Vargas, duo infernal

L'un est plus connu que l'autre. Mais si le Chili en est là aujourd'hui, c'est bien grâce à l'association de deux. Eduardo Vargas et Alexis Sanchez sont indissociables des performances actuelles de la Roja, deuxième du groupe B après deux victoires convaincantes contre l'Australie (3-1) et surtout l'Espagne (2-1), champion du monde en titre déchu après cette défaite. Eduardo Vargas avait d'ailleurs précipité la chute de l'empire espagnol en marquant le premier but de la rencontre. Son 13eme but lors de ses 17 derniers matchs de la sélection chilienne. Le joueur de Naples, qui avait été prêté au FC Valence la saison passée, a sans cesse fait mal à l'arrière-garde ibérique. Percutant, il a logiquement été élu homme du match par la FIFA. Quant à Alexis Sanchez, qui avait été le meilleur Chilien contre les Socceroos, il avait pris un malin plaisir à faire mal à ses partenaires de Barcelone par ses courses vers l'avant dont il a le secret. Avec ces deux phénomènes, le Chili possède une paire d'attaquants redoutables qui a déjà démontré ses capacités sur la plupart des pelouses européennes.

Sanchez, saison pleine avec le Barça

Mais ce duo ne serait rien sans l'apport de Charles Aranguiz. Buteur et passeur face à l'Espagne, le joueur de l'Udinese, prêté à l'International, a été élu meilleur joueur du championnat brésilien en avril 2014. On comprend mieux pourquoi aujourd'hui? Si sa popularité est grande au Brésil, elle est sans commune mesure avec celle d'Alexis Sanchez. L'attaquant du FC Barcelone reste sur une saison incroyable en Catalogne malgré un temps de jeu souvent restreint. Jugez plutôt : 21 buts et 12 passes décisives en 54 matchs toutes compétitions confondues. Des statistiques incroyables pour un joueur qui vit dans l'ombre de Lionel Messi, les rapports entre les deux hommes étant loin d'être au beau fixe. Qu'importe, si son avenir semble aujourd'hui loin de Barcelone, son présent est lui bien au Brésil où, comme tout le Chili, la presse locale rêve d'un parcours incroyable. Et pourquoi pas plus? Déjà qualifiée pour les huitièmes de finale avant même d'affronter les Pays-Bas, la Roja a déjà rempli son contrat. Mais ambitionne encore d'aller plus haut. « On rêve tous d'être champions du monde, a confié Arturo Vidal. Il faut y aller petit à petit mais on a fait un pas de géant en battant l'Espagne. »

Dignes héritiers de Zamorano-Salas ?

Et dire qu'il y a deux ans, la sélection chilienne était au bord du gouffre. Sixième des qualifications après des défaites contre l'Argentine, la Colombie et l'Equateur, le Chili se dirigeait vers un fiasco. Mais Jorge Sampaoli a tout changé. Arrivé pour succéder à Claudio Borghi, l'ancien entraîneur d'Universidad de Chile a su faire passer son message. Et qualifier les siens pour le Mondial brésilien. La paire Sanchez-Vargas est devenue l'un des maillons essentiels de la sélection. Une doublette qui espère marcher sur les pas de ses illustres prédécesseurs. A la fin des années 90, personne n'a oublié que le Chili avait obtenu de bons résultats grâce à Ivan Zamorano et Marcelo Salas. Ces deux-là avaient mené les « Rouges » en huitièmes de finale du Mondial français. Mais le Chili de 2014 possède plus de complémentarité et d'homogénéité. Et les deux attaquants vedettes sont bien entourés. Arturo Vidal, Charles Aranguiz, Marcelo Diaz, Gary Medel, Mauricio Isla : la Roja ne manque pas de talents. Le Chili, qui n'a jamais gagné de tournoi majeur (médaille de bronze olympique en 2000, quatre finales de Copa America), est passé de surprise à outsider. En attendant mieux?

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