San Iker de España

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San Iker de España
San Iker de España

Casillas, c'est le numéro un. Parce que c'est le premier rempart d'une équipe, et que dix joueurs sans gardien, c'est un collectif voué à l'échec. Au long de ses années au sein du Real Madrid, Iker Casillas aura tenu la barre, parfois en serrant les dents aussi fortement que les poings. Mais le saint ne blesse pas, le saint soigne. Et à force de sauver ses frères, le saint finit par gagner.

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Les vuvuzelas résonnent comme un essaim d'abeilles en plein chambardement. Dans le Soccer City Stadium de Johannesburg, la rencontre entre les Pays-Bas et l'Espagne est regardée par environ 700 millions de téléspectateurs à travers le monde, ce 11 juillet 2010. Parmi eux, 15,6 millions d'Espagnols suivent le duel tant attendu depuis leur nation. Pour la première fois de son histoire, la Seleccion est en finale de Coupe du monde. La Roja ne joue pas un aussi beau football que celui pratiqué lors du dernier Euro, mais l'équipe fait le travail proprement, sans prendre de but depuis le début des matchs à élimination directe. Depuis sa cage, Iker Casillas observe. Le gardien constate une perte de balle de ses coéquipiers dans un duel aérien, suivi d'une passe millimétrée de Wesley Sneijder pour Arjen Robben entre les deux défenseurs centraux. Robben file à toute allure, balle bien attachée à son pied gauche, vers le but du gardien. Là, le danger est maximal, et seul le dernier rempart peut empêcher les Pays-Bas d'ouvrir le score. "Mentalement, Iker est un homme fort", explique Paco Buyo, ancien gardien du Real Madrid et de la Roja. "Ce gardien est capable de grandes choses face aux attaquants : en un contre un, Iker garde longtemps ses appuis." C'est peu de le dire. Arjen Robben prend son temps pour ajuster Casillas, mais Casillas ne chute pas. Lui aussi, il prend son temps. Robben est surpris, panique, puis tire. Casillas plonge enfin pour s'étendre au maximum, et laisse traîner sa jambe. En une seule déviation, Casillas sauve l'Espagne et transforme l'opportunité de Robben en simple avertissement. "Quand je rate mon face-à-face avec Casillas, on ne pouvait pas savoir que ce serait aussi décisif, explique l'intéressé dans le SO FOOT n°127. Après tout, il restait une demi-heure à jouer." Une demi-heure et la prolongation pendant laquelle San Iker ne prendra aucun but. Ses larmes pourront couler à la fin : après des sacrifices et des sueurs froides, il brandit le trophée de la Coupe du monde 2010, symbole de la réussite ibérique. Casillas embrasse la coupe, puis Sara Carbonero.

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