San Francisco perd sa bataille contre Airbnb

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La mairie de la ville californienne souhaitait réduire le nombre de locations touristiques à 75 ans jours par an. Le vote des électeurs locaux lors du referundum a tourné en faveur du site internet.

Airbnb vient de remporter une importante bataille électorale contre ses détracteurs. Un referundum se déroulait ce mardi dans la ville de San Francisco, berceau du site Internet, pour limiter les locations de courte durée d’un logement à des fins touristiques, à 75 jours par an. Actuellement, les habitants de la ville peuvent louer leur bien immobilier jusqu’à 90 jours dans l’année. Les résultats définitifs de cette élection tournent en faveur d’Airbnb, puisque 55 % des votants ne se déclarent pas favorable à la «proposition F», visant à durcir les règles en vigueur en matière de location.

Les secteurs de l’hôtellerie ou de la restauration, des associations de locataires ou de propriétaire s’étaient levés vent debout contre le site internet face à la crise du logement qui touche actuellement San Francisco. Ces locations touristiques de courte durée avaient, selon eux, une incidence sur le stock de logements disponibles pour les résidents. L’association «ShareBetter SanFrancisco» (mieux partager San Francisco), principale instigatrice du referundum, déplorait la flambée des loyers au sein de la ville californienne, à cause des 10.000 locations de court terme proposées dans la ville. Un clip de campagne dénonçant les pratiques du site internet avait même été publié par l’association.

Une campagne de pub à 8 millions de dollars

Face à cette «initiative Airbnb», le site avait lancé une vaste opération de communication à hauteur de huit millions de dollars pour combattre la proposition de loi lancée par la mairie de San Francisco. Pour convaincre les habitants de la ville, le site internet spécialisé dans la location de logements entre particuliers a multiplié les coups publicitaires pour faire pencher l’opinion en sa faveur. L’un d’entre eux avait d’ailleurs fait scandale. Airbnb incitait les établissements publics à mieux utiliser la taxe de séjour versé par le site internet.

Malgré ce faux pas, Airbnb a pu remporter une première bataille contre les autorités, alors que le site compte près de 17 millions de clients à travers le monde. À Paris, la start-up fondée en 2008 s’est plié aux exigences de la mairie de Paris et collecte depuis le 1er octobre la taxe de séjour.

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