Salon du Bourget : un bon cru malgré moins de contrats fermes

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Des visiteurs sur le tarmac de l'aéroport du Bourget. 
Des visiteurs sur le tarmac de l'aéroport du Bourget. 

Au Salon du Bourget, on annonce des commandes, mais l'on sait déjà que certaines ne seront que virtuelles... Il faut savoir lire entre les lignes des contrats annoncés et les affirmations optimistes ne manquent pas. On peut ainsi classer dans cette catégorie ce que les Anglo-Saxons appellent un MOU, un « Memorandum of understanding » ou lettre d'intention. Plus nombreuses cette année, elles comportent toutefois des aspects positifs : à ce stade de la négociation, la compagnie a validé le choix d?un constructeur, d?un modèle et d?un nombre d?avions. Elle n?ira donc pas voir les concurrents. Mais la transaction finale peut ne pas aboutir, faute, par exemple, d?avoir pu négocier des conditions de crédit auprès des banques. C?est le dédit que l?on connaît bien en immobilier où la promesse de vente tombe si le prêt bancaire n?est pas accordé pour le bien.

Conséquence, si on retient les commandes fermes, Boeing sort vainqueur du Bourget 2015 avec 145 avions pour 18,6 milliards de dollars contre 124 avions et 16,3 milliards de dollars pour Airbus. Mais si on prend en compte lettres d?intention et autres promesses, Airbus prend la tête : 421 appareils (57 milliards de dollars) contre 331 pour Boeing (50,2 milliards de dollars). Croissance et renouvellement de la flotte sont les deux motivations des compagnies aériennes pour acheter des avions. Le premier cas représente les deux tiers des ventes. N?oublions pas que les...

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